Home MondeLes États-Unis recommandent de ne pas voyager en Russie ou au Venezuela en 2026 en raison de « risques mortels » | Donald Trump | Washington | Maison Blanche | Monde

Les États-Unis recommandent de ne pas voyager en Russie ou au Venezuela en 2026 en raison de « risques mortels » | Donald Trump | Washington | Maison Blanche | Monde

by Clara Dubois

Publié le 29 décembre 2025 à 23h12. Le Département d’État américain a émis des recommandations de voyage strictes pour 2026, plaçant la Russie et le Venezuela au niveau d’alerte maximal en raison de risques accrus pour la sécurité des citoyens américains.

  • Les États-Unis déconseillent formellement tout voyage en Russie et au Venezuela en 2026, les classant au niveau 4, le plus élevé de leur système d’alerte.
  • La guerre en Ukraine et le risque de harcèlement par les forces de sécurité russes motivent le conseil de ne pas voyager en Russie.
  • Les tensions politiques avec le Venezuela, combinées à un climat de criminalité et d’instabilité, justifient la même recommandation pour ce pays.

Le Programme d’inscription des voyageurs intelligents (STEP) du Département d’État américain a pour mission d’informer les citoyens américains des menaces potentielles lors de leurs déplacements à l’étranger. La Maison Blanche assure que l’évaluation du niveau de risque pour chaque destination repose sur une analyse approfondie de divers facteurs.

Selon les autorités américaines, la situation en Russie est particulièrement préoccupante en raison de la poursuite du conflit en Ukraine. Les frappes de drones et les explosions signalées dans le pays voisin constituent une menace directe. Le Département d’État met également en garde contre le risque de « harcèlement ou de détention injuste de la part des responsables de la sécurité russe ».

« Les citoyens américains devraient quitter la Russie immédiatement »

Département d’État

Dans ses conseils aux voyageurs publiés le 29 décembre 2025, Washington souligne que les menaces et la surveillance numérique s’ajoutent aux risques de détentions arbitraires, sans garantie de libération. Les manifestations et les protestations sont également interdites, sous peine d’incarcération. L’application arbitraire des lois locales, y compris la loi martiale, et la possibilité d’actes terroristes sont d’autres éléments pris en compte dans cette évaluation.

La situation au Venezuela est également jugée extrêmement dangereuse. À la mi-décembre, le président Donald Trump a ordonné un blocus « total et complet » de tous les pétroliers sanctionnés entrant ou sortant du Venezuela, dans le but de faire pression sur Nicolás Maduro, accusé par Washington de chercher à déstabiliser le régime en place à Caracas.

La Maison Blanche a averti que le Venezuela présente un « risque élevé de détention injuste, de torture, de terrorisme, d’enlèvement, de criminalité, de troubles civils et de mauvaises infrastructures de santé ». Le Département d’État conseille donc « fortement » aux citoyens américains et aux résidents permanents légaux de « quitter immédiatement » le pays, comme l’indiquent ses conseils aux voyageurs du 3 décembre.

En mars 2019, le gouvernement américain avait déjà retiré son personnel diplomatique de l’ambassade de Caracas et suspendu tous les services consulaires. Des témoignages d’anciens détenus et des organisations de défense des droits de l’homme font état de tortures et de traitements cruels, inhumains ou dégradants infligés aux personnes incarcérées, notamment des coups violents, des immobilisations prolongées et des simulations de noyade.

Outre les risques liés à la violence et à la criminalité, la présence de groupes terroristes colombiens dans les zones frontalières a également contribué à la décision de placer le Venezuela au niveau d’alerte maximal.

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