Publié le 1er janvier 2026 à 21h58. La Russie affirme avoir déchiffré les données de navigation d’un drone ukrainien, prétendant qu’il était destiné à attaquer la résidence du président Vladimir Poutine, une allégation contestée par Kiev et remise en question par les services de renseignement américains.
Le ministère russe de la Défense a annoncé avoir remis aux États-Unis des éléments matériels, incluant des données de routage déchiffrées et un composant du drone, via un représentant de l’attaché militaire de l’ambassade américaine à Moscou. Cette communication intervient après des accusations russes selon lesquelles l’Ukraine aurait tenté d’attaquer la résidence de Valdaï de Vladimir Poutine avec des drones le 29 décembre 2025, tous les appareils ayant été, selon Moscou, interceptés.
Selon le chef du renseignement militaire russe, Igor Kostyukov, les données déchiffrées prouveraient que le drone était bien destiné à une attaque terroriste contre la résidence de Poutine. Une vidéo diffusée par le ministère montre cette remise de matériel aux représentants américains. « Cela aidera à découvrir la vérité », a déclaré l’amiral Kostyukov, sans toutefois divulguer l’identité ou la fonction des représentants américains présents.
Kiev dément fermement ces accusations, les qualifiant de prétextes pour justifier des frappes contre des bâtiments gouvernementaux. L’Ukraine se défend depuis près de quatre ans contre l’agression russe, avec le soutien militaire de pays occidentaux.
Cette affaire coïncide avec des informations rapportées par les médias américains, selon lesquelles la CIA aurait conclu que les drones ukrainiens n’avaient pas pour cible la résidence de Poutine. Le président américain Donald Trump aurait été informé de ces conclusions et aurait critiqué l’attaque prétendument planifiée, une position saluée par le Kremlin. Des commentateurs russes ont dénoncé une attitude pro-ukrainienne et mensongère de la part de la direction de la CIA.
La remise de ces éléments aux États-Unis intervient également dans un contexte de négociations en cours, bien que difficiles, pour tenter de mettre fin au conflit. Moscou et Kiev s’accusent mutuellement d’utiliser cet incident pour perturber les discussions de paix.
(dpa)
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