Publié le 23 décembre 2025. L’Islande va instaurer une redevance kilométrique pour les véhicules, remplaçant les taxes sur les carburants traditionnelles. Cette mesure vise à compenser la baisse des recettes fiscales due à l’essor des véhicules électriques et hybrides, tout en assurant le financement de l’entretien et de la construction des routes.
- À partir du 1er janvier 2026, une taxe basée sur la distance parcourue et le poids du véhicule sera mise en place.
- Les taxes d’accise sur le carburant, le droit d’accise général, le droit d’accise spécial et la taxe sur le pétrole seront supprimées.
- Le gouvernement islandais assure que cette nouvelle redevance n’aura pas d’impact négatif sur le tourisme.
L’Islande s’apprête à transformer son système de taxation des transports. Dès le 1er janvier 2026, les automobilistes islandais paieront une redevance calculée en fonction du nombre de kilomètres parcourus et du poids de leur véhicule. Cette décision, annoncée par le gouvernement islandais, marque la fin des taxes traditionnelles sur les carburants, incluant le droit d’accise général, le droit d’accise spécial et la taxe sur le pétrole.
Cette réforme est motivée par l’augmentation constante du nombre de véhicules électriques et hybrides rechargeables sur les routes islandaises. Si cette transition est bénéfique pour l’environnement, elle représente un défi financier pour l’État, qui voit ses recettes fiscales liées aux carburants diminuer. L’objectif est donc de garantir des revenus stables pour financer l’entretien et le développement du réseau routier.
Selon les prévisions, les véhicules pesant jusqu’à 3,5 tonnes devraient s’acquitter d’une redevance d’environ 6,95 couronnes islandaises par kilomètre (soit environ 1 couronne tchèque). Les propriétaires devront communiquer leurs relevés kilométriques à l’État, de manière similaire à la facturation de l’énergie, et recevront une facture annuelle en conséquence.
Cette nouvelle approche est présentée par le gouvernement comme plus équitable. Le ministre des Finances et de l’Économie, Daði Már Kristófersson, a déclaré :
« La taxe kilométrique à elle seule n’augmente pas le coût de fonctionnement des véhicules et ne devrait pas avoir d’impact particulier sur le tourisme. Je ne pense donc pas que ce gouvernement fera preuve d’autre chose que de la bonne volonté envers l’industrie du tourisme. »
Cependant, cette réforme ne fait pas l’unanimité. Steingrímur Birgisson, PDG de Höldur Car Rental, une importante société de location de voitures basée à Akureyri, dans le nord de l’Islande, a exprimé de vives inquiétudes.
« Ce n’est pas seulement désagréable, c’est absolument insurmontable – cela détruira tout simplement l’ensemble de l’industrie. »
M. Birgisson estime que l’État cherche à compenser les allégements fiscaux accordés par le passé pour encourager l’achat de véhicules électriques. Il rappelle que le gouvernement avait incité les entreprises de location de voitures à investir dans des flottes plus écologiques, et que cette nouvelle redevance pénalise désormais celles qui ont suivi ces recommandations. Il souligne que les touristes, qui sont les principaux utilisateurs des services de location de voitures en Islande, seront particulièrement touchés par cette mesure, car ils parcourent souvent de longues distances sur l’île.
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L’Islande, souvent classée parmi les pays les plus sûrs au monde, occupe la première place en matière de sécurité, ce qui en fait une destination touristique prisée. Cette nouvelle redevance kilométrique pourrait avoir un impact sur l’attractivité de l’île pour les visiteurs.
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