L’or a connu un début d’année 2026 en dent de scie, après un recul de plus de 6 % fin décembre 2025, influencé par les incertitudes entourant la politique monétaire américaine et la solidité de l’économie des États-Unis. Les investisseurs restent attentifs aux données économiques à venir, qui pourraient déterminer l’ampleur des éventuelles baisses de taux d’intérêt.
Après avoir atteint un pic en 2025 à 4 583,69 $ (environ 3 375 €), le métal précieux a subi un repli marqué, accentué par la publication des procès-verbaux du FOMC (Federal Open Market Committee) qui ont révélé les divergences au sein de la banque centrale américaine concernant l’opportunité de nouvelles mesures d’assouplissement. Ces minutes ont renforcé les anticipations d’un statu quo sur les taux lors de la prochaine réunion de la Fed en janvier.
Le 31 décembre 2025, l’or a testé un plus bas à 4 300 $ (environ 3 200 €) avant de rebondir légèrement au début de 2026, dans un contexte de faibles volumes d’échanges liés aux vacances. L’attention des investisseurs se porte désormais sur la capacité de l’économie américaine à maintenir sa croissance et sur les futures décisions de la Réserve fédérale.
À l’heure actuelle, les contrats à terme sur l’or rencontrent une résistance significative aux niveaux observés le 20 octobre 2025. L’attente de données économiques cruciales, retardées en raison de la fermeture du gouvernement américain, pourrait s’avérer déterminante pour évaluer la marge de manœuvre de la Fed en matière de réduction des taux. Les marchés financiers estiment actuellement à seulement 15 % la probabilité d’une baisse des taux ce mois-ci, mais anticipent une réduction d’ici juin.
La perspective d’un assouplissement monétaire par la Fed, contrastant avec la possible hausse des taux d’intérêt de certaines autres banques centrales, a exercé une pression à la baisse sur le dollar américain, qui a enregistré en 2025 sa plus forte dépréciation annuelle depuis huit ans. Le billet vert a également été fragilisé par les incertitudes liées à la politique commerciale de Donald Trump et aux inquiétudes concernant l’indépendance de la Fed, un sujet qui devrait refaire surface cette année avec la nomination imminente d’un nouveau président pour remplacer Jerome Powell.
L’incertitude actuelle pourrait, selon certains analystes, atténuer l’impact des tensions géopolitiques. Par ailleurs, la capacité de l’or à servir de valeur refuge pourrait être compromise par son prix élevé, tandis que les contrats à terme sur l’or évoluent en dessous du sommet atteint le 20 octobre 2025, où une simple fluctuation pourrait entraîner une nouvelle baisse des prix.
Sur le plan technique, les contrats à terme sur l’or tentent de défendre un niveau de support immédiat à 20 EMA (moyenne mobile exponentielle sur 20 périodes) à 4 284,52 $ (environ 3 180 €). La forte baisse de cette semaine a conduit à la formation d’un « Nuage noir », un signal baissier qui pourrait se confirmer si le cours clôture en dessous du support à 4 374 $ (environ 3 260 €). Inversement, un rebond au-dessus de la résistance à 4 371 $ (environ 3 255 €) pourrait déclencher une nouvelle vague de ventes et tester le prochain support à 4 053 $ (environ 2 840 €) la semaine prochaine.
Sur un graphique journalier, les contrats à terme sur l’or, orientés à la baisse, semblent susceptibles de connaître une vente brutale, la hausse étant limitée aux niveaux observés le 20 octobre 2025. Une rupture de ce niveau pourrait entraîner un test du prochain support à 50 EMA (moyenne mobile exponentielle sur 50 périodes) à 4 238 $ (environ 3 150 €).
Avertissement : Il est conseillé aux lecteurs de prendre toute position sur l’or à leurs propres risques, cette analyse étant basée uniquement sur des observations du marché.