Publié le 2 janvier 2026 à 04h06. Les médicaments pour la perte de poids, notamment ceux de la classe des GLP-1, continuent de gagner en popularité, et l’année 2026 pourrait marquer un tournant avec l’arrivée de la première pilule et des enjeux de prix complexes.
- Une pilule de sémaglutide, le même principe actif que Wegovy et Ozempic, a été approuvée par la FDA et sera disponible dès janvier.
- Les prix des pilules, bien que prometteurs à 150 dollars par mois pour certains patients, pourraient atteindre 300 à 400 dollars pour des doses plus élevées.
- Des alternatives génériques composées et des réductions de prix directes des fabricants remettent en question la couverture d’assurance et la rentabilité des traitements.
L’engouement pour les médicaments amaigrissants, comme l’Ozempic, le Wegovy, le Mounjaro et le Zepbound, ne montre aucun signe d’essoufflement. Alors que de nombreuses personnes incluent la perte de poids dans leurs résolutions de Nouvel An, l’arrivée d’une nouvelle forme d’administration pourrait rendre ces traitements plus accessibles. Jusqu’à présent, ces médicaments étaient principalement administrés par injection hebdomadaire. La Food and Drug Administration (FDA) américaine a donné son feu vert, le 22 décembre dernier, à une version pilule du Wegovy.
Cette pilule contient le sémaglutide, le même ingrédient actif que l’Ozempic et le Wegovy, et les études suggèrent qu’elle est aussi efficace que les injections pour favoriser la perte de poids. Une autre pilule, fabriquée par Eli Lilly, pourrait également être approuvée cette année, offrant ainsi un choix plus large aux patients.
La question du prix reste cependant centrale. Les laboratoires pharmaceutiques avaient promis à l’administration Trump que les pilules seraient proposées à 150 dollars par mois pour les patients ne bénéficiant pas d’une assurance maladie. Cet engagement faisait partie d’un ensemble d’accords visant à encourager les entreprises pharmaceutiques à réduire certains prix en échange d’exemptions tarifaires. Cependant, il est important de noter que ce tarif de 150 dollars ne concerne que les doses initiales. Les doses plus élevées, auxquelles les patients finissent généralement par parvenir, coûteront 300 dollars par mois pour la pilule Wegovy et 400 dollars par mois pour celle d’Eli Lilly. Ces prix entreront en vigueur le 5 janvier pour Wegovy.
L’impact sur la couverture d’assurance reste incertain, car le prix catalogue, qui influence directement les remboursements, n’a pas encore été fixé. L’entreprise assure toutefois que les patients couverts par une assurance pourraient bénéficier d’une quote-part aussi basse que 25 dollars par mois.
Parallèlement à l’arrivée de la pilule, le marché des injections pourrait rester attractif pour ceux qui recherchent des options moins coûteuses. En effet, les fabricants de médicaments de marque bénéficient généralement d’un monopole gouvernemental sur leurs produits pendant plusieurs années, une sorte de récompense pour leurs investissements en recherche et développement. Une fois ce délai expiré, l’arrivée de médicaments génériques permet de faire baisser les prix grâce à la concurrence.
Pour les GLP-1, les génériques ne sont pas encore disponibles, mais des sociétés de télésanté, comme Hims et Ro, proposent des versions “composées” de ces médicaments. Ces versions sont fabriquées avec le même ingrédient actif que les produits de marque, mais par des pharmacies spécialisées, et non par les laboratoires pharmaceutiques. La popularité des médicaments de marque a entraîné des pénuries généralisées, ouvrant ainsi la voie à ces pharmacies de préparation, qui proposent des prix plus attractifs.
Face à cette concurrence, Novo Nordisk et Eli Lilly, les deux principaux fabricants de GLP-1, ont commencé à proposer des réductions de prix directes aux patients ne disposant pas d’assurance. Cette stratégie vise à contrer l’attrait des versions composées et à maintenir leur part de marché.
La question de la couverture d’assurance reste néanmoins complexe. Les prix affichés des médicaments n’ont pas diminué, ce qui affecte les remboursements. De plus, la couverture spécifique à la perte de poids est devenue plus restrictive. Par exemple, l’accès aux GLP-1 est souvent limité aux personnes ayant un indice de masse corporelle (IMC) supérieur à 40, alors que l’obésité est définie par un IMC de 30 ou plus. Cependant, la FDA a approuvé de nouvelles utilisations pour ces médicaments, et de nouvelles études pourraient conduire à une couverture plus large et à de meilleurs remboursements en 2026 et au-delà.
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