Publié le 2 janvier 2024 15:32:00. Le vice-président du Conseil de sécurité russe, Dmitri Medvedev, a vivement critiqué le nouveau président finlandais, Alexander Stubb, et a menacé Helsinki de représailles en raison de ses déclarations concernant la Russie, exacerbant les tensions déjà vives entre les deux pays.
- Dmitri Medvedev accuse Alexander Stubb de « russophobie dégoûtante » et promet des conséquences pour la Finlande.
- Le différend fait suite aux déclarations de M. Stubb affirmant que les relations entre Helsinki et Moscou ont changé de manière permanente.
- La Russie semble renforcer sa présence militaire à la frontière finlandaise, selon certaines sources.
La rhétorique incendiaire de Dmitri Medvedev intervient après que le président finlandais, Alexander Stubb, a estimé que les relations avec la Russie étaient irrémédiablement altérées suite au lancement de l’invasion de l’Ukraine. M. Stubb a toutefois souligné que l’Europe restait ouverte à des relations « fonctionnelles et pacifiques » avec Moscou, à condition que la Russie modifie son comportement.
Dans un message publié sur le réseau social X, Medvedev a déclaré : « Qu’on dise à Stub que les relations de la Finlande avec la Russie ont changé à jamais. Je suis d’accord. Je l’espère aussi. J’espère que la Russie ne répétera jamais l’erreur des bolcheviks de 1917. » Il a également affirmé que la Finlande « doit payer pour sa russophobie dégoûtante » et que ce paiement était déjà en cours, laissant entendre que les citoyens finlandais en subiraient les conséquences.
Ces tensions s’ajoutent à un contexte déjà préoccupant. Récemment, la Finlande a arrêté un navire battant pavillon russe, soupçonné d’avoir endommagé un câble sous-marin et les 14 membres d’équipage ont été placés en détention. Parallèlement, des informations font état d’un renforcement des forces russes à la frontière finlandaise ce qui est perçu comme une menace potentielle pour l’OTAN.
Les déclarations de Medvedev interviennent alors que la Finlande, après des décennies de neutralité, a rejoint l’OTAN en avril 2023, une décision motivée par l’invasion russe de l’Ukraine. Cette adhésion a considérablement modifié le paysage géopolitique de la région et a été perçue comme une provocation par Moscou.
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