Publié le 2024-11-16 10:30:00. Face aux infections urinaires, fréquentes chez les femmes, les remèdes de grand-mère comme le jus de canneberge ou le D-mannose sont souvent privilégiés, mais leur efficacité réelle est remise en question par les professionnels de santé.
- En cas d’infection urinaire avérée, les antibiotiques restent le traitement le plus efficace, selon l’Association européenne d’urologie (EAU).
- L’auto-traitement par hydratation abondante et surveillance des symptômes peut suffire pour des cas légers, mais une consultation médicale est nécessaire en cas de fièvre ou de complications.
- Les études scientifiques remettent en question l’efficacité du D-mannose et du jus de canneberge pour guérir une infection urinaire existante.
Nombreuses sont les femmes qui, confrontées à des symptômes d’infection urinaire, se tournent d’abord vers des solutions naturelles. Jus de canneberge, D-mannose… les alternatives aux antibiotiques pullulent, comme en témoignent les 76 remèdes maison recensés sur des sites comme Conseil grand-mère humide. Pourtant, l’efficacité de ces approches est loin d’être établie.
L’Association européenne d’urologie (EAU) est claire : en cas d’infection urinaire confirmée, un traitement antibiotique adapté, prescrit par un médecin, est généralement indispensable. L’EAU recommande notamment la fosfomycine, la nitrofurantoïne et le pivmécillinam comme traitements de première intention pour les infections simples, afin de limiter l’apparition de résistances aux antibiotiques.
Néanmoins, il est possible d’agir soi-même dans certains cas. La plateforme publique Thuisarts – un site de référence néerlandais, géré par la Société néerlandaise des médecins généralistes – conseille d’attendre quelques jours en cas de symptômes peu intenses, de boire beaucoup et d’uriner fréquemment. Chez les femmes en bonne santé, les symptômes disparaissent souvent spontanément en une semaine. Il est crucial de consulter un médecin si de la fièvre apparaît, si des douleurs sont ressenties au niveau des flancs, si du sang est présent dans les urines, ou si les symptômes ne s’améliorent pas, car l’infection pourrait alors se propager aux reins.
En ce qui concerne les remèdes populaires, la communauté scientifique se montre beaucoup plus réservée. Une étude récente et de grande envergure, menée auprès de femmes souffrant d’infections urinaires récurrentes, a démontré que le D-mannose était « inefficace pour prévenir les infections des voies urinaires ». Quant au jus de canneberge, certaines études suggèrent qu’il pourrait aider à prévenir de nouvelles infections, mais les preuves de son efficacité pour soigner une infection urinaire déjà installée restent limitées. Il est donc préférable de suivre les recommandations médicales et de recourir aux antibiotiques si nécessaire pour éviter toute complication.
Pour plus d’informations sur les remèdes populaires, vous pouvez consulter ce site.