Publié le 03 janvier 2026 à 18h56 CET. Des frappes aériennes américaines ont visé Caracas, la capitale vénézuélienne, ce samedi, confirmant une escalade majeure de la tension entre Washington et le gouvernement de Nicolás Maduro, alors que l’administration Trump accuse le Venezuela de trafic de drogue et cherche à déstabiliser le régime.
- L’administration américaine a confirmé avoir mené des frappes aériennes sur Caracas, ordonnées par le président Donald Trump.
- Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent des incendies et de la fumée s’élevant de plusieurs points de la capitale vénézuélienne.
- Les États-Unis et le Venezuela étaient en négociations concernant la lutte contre le trafic de drogue, mais Maduro affirmait que Washington cherchait un changement de régime.
L’offensive américaine contre le Venezuela s’est intensifiée samedi avec des frappes aériennes sur Caracas, confirmées par un communiqué de l’administration Trump. Selon ce communiqué, l’opération a été menée avec succès contre le Venezuela et son dirigeant. Des images circulant sur les réseaux sociaux montrent des flammes et de la fumée s’élevant de différents endroits de la capitale, témoignant de l’intensité des bombardements.
Cette action intervient après des mois de tensions croissantes entre les États-Unis et le Venezuela. Washington accuse le gouvernement de Nicolás Maduro de faciliter le trafic de drogue et de menacer la stabilité régionale. Le Venezuela avait annoncé vendredi être ouvert à un accord avec les États-Unis pour lutter contre le trafic de stupéfiants, mais Maduro avait également dénoncé une tentative américaine d’ingérence et de renversement de son gouvernement, motivée par les vastes réserves pétrolières du pays.
Lors d’une intervention télévisée samedi soir, le président Trump a abordé la situation au Venezuela en présence du ministre des Affaires étrangères, Marco Rubio. Il a également évoqué Cuba, pays gouverné par le socialisme depuis des décennies, déclarant :
« Évidemment, nous devrons parler de Cuba. »
Donald Trump, président des États-Unis
Marco Rubio s’est également exprimé de manière ferme à l’égard de Cuba.
« En fait, si j’étais un homme d’État cubain aujourd’hui, je serais un peu inquiet. »
Marco Rubio, ministre des Affaires étrangères
Le président Trump a renchéri en soulignant que « le peuple cubain a de grandes difficultés ».
Avant les frappes aériennes de samedi, les États-Unis avaient déjà pris des mesures contre des navires soupçonnés de trafic de drogue en provenance du Venezuela. La semaine dernière, des informations avaient fait état de l’implication de la CIA dans une attaque de drone contre une zone d’amarrage présumée utilisée par des cartels de la drogue au Venezuela. Il s’agissait de la première opération directe connue sur le sol vénézuélien depuis le début des opérations américaines contre les navires en septembre.
Dans une interview préenregistrée diffusée jeudi, Maduro avait accusé les États-Unis de vouloir imposer un changement de gouvernement au Venezuela afin d’accéder à ses importantes réserves pétrolières, dans le cadre d’une campagne de pression qui avait débuté en août avec un déploiement militaire majeur dans la mer des Caraïbes.