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Un nouveau traitement pour la maladie hépatique chronique la plus répandue ?

Publié le 2024-02-29 14:35:00. La maladie du foie gras non alcoolique, désormais appelée maladie hépatique stéatosique associée au dysfonctionnement métabolique (MASLD), touche un tiers de la population mondiale et représente un défi de santé publique majeur. Des chercheurs…

Un nouveau traitement pour la maladie hépatique chronique la plus répandue ?

Publié le 2024-02-29 14:35:00. La maladie du foie gras non alcoolique, désormais appelée maladie hépatique stéatosique associée au dysfonctionnement métabolique (MASLD), touche un tiers de la population mondiale et représente un défi de santé publique majeur. Des chercheurs portugais explorent une nouvelle voie thérapeutique ciblant une protéine clé impliquée dans la progression de cette maladie.

  • La MASLD est la maladie chronique du foie la plus répandue au monde.
  • Elle peut évoluer vers une forme plus grave, la stéatohépatite associée au métabolisme (MASH), augmentant le risque de cirrhose, de cancer du foie et d’insuffisance hépatique.
  • Un projet de recherche vise à développer des traitements spécifiques contre la MASH en ciblant la protéine RIPK3 kinase.

La maladie hépatique stéatosique associée au dysfonctionnement métabolique (MASLD) est une affection qui affecte un nombre croissant de personnes à travers le monde. On estime qu’elle touche environ un tiers de la population mondiale, ce qui en fait la maladie chronique du foie la plus courante. Souvent silencieuse à ses débuts, la MASLD peut progresser vers une stéatohépatite associée au métabolisme (MASH), une forme plus sévère caractérisée par une inflammation chronique et la destruction des cellules hépatiques.

Cette évolution augmente considérablement le risque de complications graves, notamment le développement d’une cirrhose, un cancer du foie et, à terme, une insuffisance hépatique. La MASLD est aujourd’hui l’une des principales causes de greffe de foie. Face à ce constat alarmant, les chercheurs s’efforcent de trouver des traitements efficaces.

Un projet de recherche prometteur, dirigé par Cecilia Rodrigues de l’Institut de recherche en médicaments (iMed) de l’Université de Lisbonne, se concentre sur une nouvelle approche thérapeutique. L’objectif est de développer une thérapie spécifique, sûre et efficace pour traiter la MASH, une maladie pour laquelle il n’existe actuellement aucun traitement approuvé en Europe.

L’équipe de recherche s’intéresse de près à une protéine relativement peu étudiée, la RIPK3 kinase. Cette protéine joue un rôle clé dans la nécroptose, un type de mort cellulaire inflammatoire régulée qui est impliquée dans le développement de la MASLD. Les études menées jusqu’à présent suggèrent que la RIPK3 kinase contribue non seulement à la mort des cellules hépatiques, mais aussi au dysfonctionnement métabolique et à l’inflammation chronique, des facteurs qui favorisent la progression de la maladie.

« Cela fait de la RIPK3 une cible thérapeutique très prometteuse, bien que peu exploitée », explique Cecilia Rodrigues. Elle souligne toutefois que cette protéine présente un défi de taille : les inhibiteurs existants manquent souvent de sélectivité et peuvent provoquer des effets secondaires indésirables.

Pour surmonter cet obstacle, l’équipe de recherche travaille au développement d’inhibiteurs de RIPK3 plus sûrs et plus sélectifs, capables de cibler la cause profonde de la maladie. Leur objectif est de proposer des traitements qui agissent directement sur les mécanismes pathologiques de la MASLD et de la MASH.

Déclaration de transparence : Cette recherche est financée par la Fondation « la Caixa », une entité qui soutient la chaîne d’information scientifique Big Vang. Montserrat Baldomà

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.