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Cuba se prépare à une éventuelle agression américaine après la capture de Maduro

by Clara Dubois

Publié le 4 janvier 2026 18h48. Suite à la capture de Nicolás Maduro au Venezuela par les forces américaines, l’administration Trump a laissé entendre que Cuba pourrait être la prochaine cible de pressions, voire d’une intervention militaire, ravivant les tensions régionales et la doctrine Monroe.

  • L’administration américaine accuse Cuba de soutenir le régime de Maduro et envisage de nouvelles sanctions.
  • Le président cubain Miguel Díaz-Canel a fermement condamné l’opération américaine au Venezuela, la qualifiant de « terrorisme d’État ».
  • Plusieurs pays, dont la France, la Russie et la Chine, ont critiqué l’intervention américaine comme une violation du droit international.

Washington a intensifié sa rhétorique à l’encontre de Cuba après la capture de Nicolás Maduro, suggérant que l’île pourrait être la prochaine étape dans sa politique de fermeté en Amérique latine. Le président Donald Trump a qualifié Cuba d’« État en faillite » dont « le peuple souffre depuis de nombreuses années », promettant de s’en occuper prochainement. Selon des sources, cette annonce intervient après une série de sanctions renforcées contre La Havane.

Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a adopté un ton particulièrement menaçant, déclarant :

« Si je vivais à La Havane et que j’étais au gouvernement, je serais au moins inquiet. »

Marco Rubio, secrétaire d’État américain

Rubio a également souligné le rôle important des forces de sécurité cubaines dans le maintien au pouvoir de Maduro, laissant entendre que cette coopération pourrait justifier une intervention future. Il a accusé le gouvernement de Díaz-Canel d’être une « marionnette » de la Chine, de l’Iran et de la Russie. Plus d’informations sur les déclarations de Marco Rubio sont disponibles en ligne.

La capture de Maduro, intervenue suite à des frappes aériennes américaines sur Caracas, a été vivement critiquée par La Havane. Le président cubain Miguel Díaz-Canel a dénoncé une opération « criminelle » et un acte de « terrorisme d’État contre le féroce peuple vénézuélien ». Sa réaction a été publiée sur les réseaux sociaux.

Cette intervention américaine a également suscité des condamnations internationales. La France, la Russie, la Chine et l’Union européenne ont accusé les États-Unis de violer le droit international. Les réactions des dirigeants européens ont été largement rapportées.

Le Venezuela, allié régional clé de Cuba depuis l’arrivée au pouvoir d’Hugo Chávez en 1998, a fourni une aide économique cruciale à l’île. Environ 60 % des importations totales de carburant et de pétrole brut de Cuba provenaient du Venezuela au cours des dix premiers mois de 2025. Les difficultés d’approvisionnement en carburant de Cuba sont directement liées à la situation au Venezuela.

Depuis sa réélection en novembre 2024, Donald Trump a renforcé la pression sur Cuba en rétablissant le pays sur la liste des États soutenant le terrorisme, en durcissant l’interdiction du tourisme américain et en faisant pression sur ses alliés pour qu’ils maintiennent l’embargo économique en place depuis des décennies. Les détails de l’embargo sont disponibles sur ce site spécialisé. Alian Collazo, ancien candidat républicain et directeur exécutif de Marche pour la liberté cubaine, a déclaré que la destitution de Maduro était « un élément positif pour la liberté des Amériques » et pour « Cuba et la cause d’un Cuba libre et démocratique ». Il a également souligné le rôle du « système de renseignement cubain » dans le soutien au régime de Maduro. Plus d’informations sur la capture de Maduro sont disponibles ici.

Selon le New York Times, Maduro avait fait appel à de nombreux agents de contre-espionnage et gardes du corps cubains pour assurer sa protection personnelle. L’article du New York Times détaille ces préparatifs.

La combinaison du retrait forcé de Maduro, de la résurgence de la doctrine Monroe et des tensions idéologiques persistantes entre Cuba et les États-Unis laisse présager que Cuba pourrait être la prochaine cible d’une intervention américaine dans la région.

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