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Donald Trump assure que les Etats-Unis sont « aux commandes » du Venezuela

La nouvelle dirigeante vénézuélienne, Delcy Rodriguez, a affiché sa volonté de coopérer avec les États-Unis après l'exfiltration spectaculaire de Nicolás Maduro, accusé de narcoterrorisme, et son épouse. Washington, tout en affirmant contrôler la situation, a mis en garde…

Donald Trump assure que les Etats-Unis sont « aux commandes » du Venezuela

La nouvelle dirigeante vénézuélienne, Delcy Rodriguez, a affiché sa volonté de coopérer avec les États-Unis après l’exfiltration spectaculaire de Nicolás Maduro, accusé de narcoterrorisme, et son épouse. Washington, tout en affirmant contrôler la situation, a mis en garde Rodriguez contre toute résistance.

Delcy Rodriguez, nommée dirigeante par intérim suite à l’opération menée samedi matin, a déclaré vouloir établir des relations « équilibrées et respectueuses » avec Washington, « fondées sur l’égalité souveraine et la non-ingérence ». Elle a invité le gouvernement américain à collaborer à un agenda axé sur un développement partagé, dans le respect du droit international, afin de « renforcer une coexistence communautaire durable », après avoir tenu son premier conseil des ministres.

Cette prise de position intervient alors que le président américain Donald Trump ne cache pas son intérêt pour les immenses ressources pétrolières du Venezuela et son ambition de superviser la transition. Interrogé à bord d’Air Force One dimanche soir, Trump a affirmé : « On a affaire à des gens qui viennent d’être investis. Ne me demandez pas qui est aux commandes, car je vous donnerai une réponse qui sera très controversée. Cela signifie que nous sommes aux commandes. » Il a également averti Rodriguez qu’elle subirait un sort pire que celui de Maduro si elle ne se conformait pas aux attentes américaines.

L’exfiltration de Maduro et de son épouse Cilia Flores, qui doivent répondre d’accusations de « narcoterrorisme », a été vivement contestée par de nombreux pays. Le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir lundi à la demande du Venezuela pour examiner la légalité de cette intervention, qualifiée par les États-Unis d’« opération de police ». Maduro est actuellement détenu à Brooklyn et doit comparaître devant un tribunal à partir de midi heure locale (17h00 GMT). Il est accusé de quatre chefs d’accusation liés au trafic de drogue et à la détention d’armes automatiques.

Un nouvel acte d’accusation a également été déposé contre Maduro, son épouse, ainsi que contre quatre autres personnes, dont Diosdado Cabello, ministre vénézuélien de l’Intérieur et figure influente du pays, et le fils de Nicolás Maduro. Ils sont accusés de collusion avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), considérées comme une organisation terroriste par Washington, et avec des cartels criminels pour « acheminer des tonnes de cocaïne vers les États-Unis ».

L’opération, minutieusement préparée, a entraîné la mort d’une « grande partie » de l’équipe de sécurité de Maduro, selon le ministre vénézuélien de la Défense, le général Vladimir Padrino Lopez. Le gouvernement cubain, allié de Caracas, a annoncé la mort de 32 membres de ses services de sécurité lors de l’opération et a décrété deux jours de deuil national.

Dimanche, la situation était calme dans les rues de Caracas, où les patrouilles de policiers lourdement armés observées la veille avaient disparu. Des habitants faisaient la queue devant les magasins d’alimentation, selon des journalistes de l’AFP. Environ 2 000 partisans de Maduro se sont rassemblés dans la capitale, brandissant des drapeaux nationaux et, dans certains cas, des armes.

L’intérêt de Donald Trump pour les ressources pétrolières du Venezuela, qui possède les plus importantes réserves de pétrole brut prouvées au monde, est manifeste. Le président américain a déclaré qu’il autoriserait les compagnies pétrolières américaines à exploiter le pétrole vénézuélien, actuellement vendu sur le marché noir, notamment à la Chine.

Edmundo Gonzalez Urrutia, un opposant en exil, a salué la capture de Maduro comme une « étape importante, mais pas suffisante ». Il a appelé au respect des résultats de l’élection présidentielle de 2024, qu’il affirme avoir remportée, et à la libération de tous les prisonniers politiques pour assurer une « transition démocratique ». Marco Rubio, sénateur américain, a estimé sur NBC qu’il était prématuré d’organiser de nouvelles élections, soulignant que la sécurité et les intérêts des États-Unis étaient prioritaires.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.