Publié le 2024-10-27 14:35:00. La sclérose en plaques (SEP), une maladie neurologique chronique, touche près d’un million de personnes en Europe. Deux patients allemands témoignent de leur parcours, entre difficultés et volonté de vivre pleinement malgré la maladie.
- Environ un million de personnes en Europe sont atteintes de SEP.
- La SEP est une maladie incurable dont les symptômes et l’évolution varient considérablement.
- Malgré les défis, les patients s’efforcent de maintenir une vie active et épanouissante.
Emily Wittmann, une jeune femme d’une trentaine d’années, a reçu un diagnostic de sclérose en plaques il y a neuf mois. Si la nouvelle a été un choc, elle a également apporté un soulagement : elle permet enfin d’expliquer et de prendre en charge médicalement les troubles récurrents d’équilibre, de concentration et de l’élocution qui la perturbaient depuis un certain temps. « Au début, j’ai beaucoup pleuré, mais petit à petit, j’ai réalisé que ce n’était pas la fin et que cela me redonnait une certaine capacité d’agir », confie-t-elle depuis Hambourg.
La sclérose en plaques (SEP) est une maladie inflammatoire chronique qui affecte le système nerveux central. Incurable, elle se manifeste de manière très diverse d’un patient à l’autre. Cette variabilité rend souvent les traitements moins efficaces, car les symptômes et leur intensité diffèrent considérablement. Le plan thérapeutique d’Emily Wittmann reste donc pour l’instant incertain.
Ricky Baerg, quant à lui, a développé la SEP à l’âge de 24 ans. Ses premiers symptômes étaient discrets, mais la maladie a progressé jusqu’à l’empêcher de se tenir debout. Depuis 2020, cet homme de 36 ans est contraint d’utiliser un fauteuil roulant. Malgré cela, il mène une vie bien remplie : il est marié, père de trois enfants, conseiller social dans une clinique et participe à un projet de construction communautaire. Il n’hésite pas à évoquer les moments difficiles : « Il y a des jours où la SEP me paralyse – au sens propre du terme. Mais je veux aller de l’avant et ne pas me laisser limiter, mais plutôt profiter de la vie au maximum de mes possibilités. »
La SEP touche près d’un million de personnes en Europe, et sa complexité rend la recherche de traitements efficaces particulièrement ardue. Les témoignages d’Emily et Ricky illustrent la diversité des expériences liées à cette maladie et la force de ceux qui apprennent à vivre avec.