Publié le 5 janvier 2026 à 12h23. Le Premier ministre groenlandais Jens Frederik Nielssen a fermement rejeté une nouvelle tentative d’annexion par l’administration américaine, ravivant les tensions géopolitiques autour de l’île arctique et de ses ressources stratégiques.
- Le président américain Donald Trump réaffirme son intérêt pour l’annexion du Groenland, invoquant des raisons de sécurité nationale.
- Le Premier ministre groenlandais dénonce les pressions et les « fantasmes d’annexion » de Washington, appelant au respect du droit international.
- Plusieurs pays, dont la France, le Danemark et la Finlande, expriment leur solidarité avec le Groenland et condamnent toute tentative de modification unilatérale des frontières.
La menace d’annexion du Groenland par les États-Unis, régulièrement brandie par Donald Trump, est remontée à la surface ce lundi, suscitant une vive réaction du Premier ministre groenlandais. Jens Frederik Nielssen a publiquement déclaré « Assez ! » face aux insistances du président américain, qui estime que l’île arctique devrait intégrer les États-Unis.
Cette nouvelle escalade intervient dans un contexte international tendu, marqué par l’intervention américaine au Venezuela, où Washington a pris le contrôle des importantes réserves pétrolières du pays. Cette action a ravivé les craintes quant aux ambitions de l’administration Trump et à son intérêt pour les ressources naturelles stratégiques, notamment au Groenland, riche en minerais encore largement inexploités.
Selon Donald Trump, les États-Unis sont désormais en mesure de contrôler le Venezuela et de bénéficier de ses ressources pétrolières. Il a réaffirmé son intention d’annexer le Groenland, malgré les protestations des autorités groenlandaises et danoises. Il a justifié cette ambition en invoquant des impératifs de sécurité nationale :
« Nous avons besoin du Groenland pour assurer la sécurité nationale et le Danemark n’est pas en mesure de le faire. »
Donald Trump, président américain
Le Premier ministre groenlandais a répondu avec fermeté sur Facebook :
« Plus de pression. Plus d’insinuations. Plus de fantasmes d’annexion. Nous sommes ouverts au dialogue. Nous sommes ouverts aux discussions. Mais cela doit se faire par les voies appropriées et dans le respect du droit international. »
Jens Frederik Nielssen, Premier ministre du Groenland
L’intervention américaine à Caracas, qui a conduit à la capture de Nicolás Maduro, actuellement détenu à New York pour trafic de drogue, a choqué les dirigeants européens. En France, Pascal Confavreux, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a exprimé la solidarité de Paris avec Copenhague, soulignant que
« les frontières ne peuvent pas être modifiées par la force. »
Pascal Confavreux, porte-parole du ministère des Affaires étrangères français
La Finlande a également condamné les agissements de Washington. Le président finlandais Alexander Stubb a qualifié les démarches américaines d’« irrespectueuses ». Par ailleurs, le ministère chinois des Affaires étrangères a appelé les États-Unis à cesser d’utiliser « la soi-disant menace chinoise comme excuse pour rechercher des avantages personnels », rappelant que Donald Trump avait récemment affirmé que des navires russes et chinois étaient présents « partout » au large des côtes du Groenland.
La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a également dénoncé les pressions américaines, qualifiant de « irrespectueux » un message publié sur X par un conseiller de Donald Trump. Elle a affirmé que « notre pays n’est pas à vendre et notre avenir n’est pas décidé par les publications sur les réseaux sociaux ». Elle a rappelé que le Danemark, qui comprend les îles Féroé et le Groenland, bénéficie de la garantie de sécurité de l’OTAN.
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