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Le rapport énergétique : éviter les barils

La Chine semble marquer une pause dans ses achats de pétrole vénézuélien après le renversement du régime de Nicolás Maduro, ouvrant la voie à un possible investissement massif des compagnies pétrolières américaines dans la reconstruction de l'industrie pétrolière…

Le rapport énergétique : éviter les barils

La Chine semble marquer une pause dans ses achats de pétrole vénézuélien après le renversement du régime de Nicolás Maduro, ouvrant la voie à un possible investissement massif des compagnies pétrolières américaines dans la reconstruction de l’industrie pétrolière vénézuélienne. L’administration Trump envisage une approche pragmatique, incluant une collaboration temporaire avec des figures clés du régime précédent, pour relancer la production et rétablir l’économie du pays.

Selon des sources proches de l’administration, l’intérêt américain ne se limite pas au pétrole. Les vastes réserves d’or et de terres rares du Venezuela pourraient également constituer des opportunités de développement significatives.

La pause chinoise se traduit par une baisse des prix du brut vénézuélien, le brut Merey étant actuellement proposé avec une décote de 13 dollars le baril par rapport au Brent de l’ICE (un peu moins que la décote de 15 dollars du mois dernier). Les expéditions vers la Chine ont diminué en décembre, coïncidant avec l’intensification du blocus américain.

Bloomberg News rapporte que la Chine, principal acheteur de pétrole vénézuélien, dispose de solides réserves et peut se permettre d’attendre des conditions plus favorables avant de reprendre ses achats. Plus de 82 millions de barils de pétrole sanctionné, dont du pétrole vénézuélien, sont actuellement stockés sur des pétroliers au large des côtes chinoises et malaisiennes.

L’administration Trump semble vouloir éviter les erreurs passées, notamment celle commise après le renversement de Saddam Hussein en Irak. L’objectif est d’éviter un vide politique et une incapacité à gérer les infrastructures, qui avaient conduit à des problèmes majeurs. À ce stade, une collaboration temporaire avec Delcy Rodríguez, numéro 2 de Maduro et interlocutrice privilégiée des dirigeants du secteur pétrolier américain, est envisagée.

Selon des dirigeants et des lobbyistes, Delcy Rodríguez a impressionné les entreprises américaines en naviguant dans les sanctions internationales et la mauvaise gestion interne. Elle serait la mieux placée pour superviser le plan américain visant à redonner au Venezuela sa position de producteur de pétrole.

Les entreprises énergétiques américaines ont un intérêt financier direct dans cette situation. Le régime de Hugo Chávez a réécrit les contrats en 2007, entraînant le départ de certaines compagnies, comme ExxonMobil et ConocoPhillips, qui ont vu leurs investissements de plusieurs milliards de dollars confisqués. En 2009, Chávez a étendu la nationalisation du secteur des services pétroliers, saisissant des équipements, des bateaux et des installations appartenant à des entreprises américaines, notamment Williams, Helmerich & Payne, Baker Hughes et BJ Services.

Lors d’une réunion avec les dirigeants du secteur pétrolier, le président Trump a déclaré : « Toutes nos compagnies pétrolières sont prêtes et disposées à faire de gros investissements » pour reconstruire les infrastructures du Venezuela et redonner de la grandeur à son industrie pétrolière.

Par ailleurs, le marché du gaz naturel a connu une baisse en raison des prévisions météorologiques indiquant un hiver doux. EBW Analytics estime que même si une crise météorologique pourrait amplifier les facteurs baissiers, les chiffres de production plus faibles pourraient ne pas suffire à inverser la tendance à temps.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.