Publié le 7 janvier 2026 10h40. L’administration américaine, sous l’impulsion de Donald Trump, a posé des conditions strictes au Venezuela pour reprendre l’exploitation et la vente de son pétrole, exigeant notamment la rupture de ses liens avec la Chine, la Russie, l’Iran et Cuba. Cette initiative suscite des réactions de condamnation de la part de plusieurs pays d’Amérique latine.
- Les États-Unis exigent du Venezuela qu’il cesse toute relation avec la Chine, la Russie, l’Iran et Cuba.
- Washington souhaite contrôler l’accès au pétrole vénézuélien et privilégier la vente de pétrole brut lourd aux États-Unis.
- Plusieurs pays latino-américains ont dénoncé cette ingérence américaine comme une menace à la souveraineté régionale.
Selon des sources proches de l’administration Trump, le président par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, a reçu une liste de demandes préalables à toute reprise de l’activité pétrolière. Au cœur de ces exigences figure la rupture des relations diplomatiques et économiques entretenues par Caracas avec Pékin, Moscou, Téhéran et La Havane. L’objectif affiché par Washington est de devenir le seul partenaire pétrolier du Venezuela et de favoriser la vente de son pétrole brut lourd sur le marché américain.
Le sénateur Roger Wicker a confirmé dans une interview à ABC News que le plan repose sur le contrôle des ressources pétrolières vénézuéliennes, tout en assurant qu’aucun déploiement de troupes américaines n’est envisagé. De son côté, le secrétaire d’État Marco Rubio aurait souligné, lors d’une réunion privée avec des législateurs, que les États-Unis disposent d’un levier de pression important, les pétroliers vénézuéliens étant actuellement pleins. Il aurait averti que le Venezuela pourrait se retrouver en insolvabilité financière dans quelques semaines si le pays ne parvient pas à écouler ses stocks de pétrole.
« Les États-Unis pensaient pouvoir faire pression sur Caracas parce que ses pétroliers sont pleins et a averti que le Venezuela n’aurait que quelques semaines avant de tomber dans l’insolvabilité financière s’il ne parvenait pas à vendre ses réserves. »
Marco Rubio, secrétaire d’État (selon des responsables cités par ABC)
Pour l’heure, aucune communication officielle n’a été émise par le gouvernement vénézuélien dirigé par Delcy Rodríguez concernant ces demandes américaines. Cependant, l’initiative a suscité une vague de critiques en Amérique latine. Lors d’une session extraordinaire de l’Organisation des États américains (OEA) ce mardi, des pays tels que la Colombie, le Chili, le Mexique et le Brésil ont fermement condamné les actions américaines à Caracas, les jugeant susceptibles de porter atteinte à la souveraineté de la région.
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