Home SantéLes lève-tôt sont 45 % moins susceptibles de développer une démence

Les lève-tôt sont 45 % moins susceptibles de développer une démence

by Sophie Martin

Publié le 7 janvier 2026 à 13h40. Une nouvelle étude révèle que le rythme circadien, ou « horloge biologique », pourrait jouer un rôle crucial dans le développement de la démence, avec un risque accru pour ceux qui sont plus actifs en soirée.

  • Les personnes dont l’activité maximale se situe après 14h14 présentent un risque de démence 45 % plus élevé.
  • Un rythme circadien moins marqué est associé à un risque de démence multiplié par 2,5.
  • Les chercheurs suggèrent que des pics d’énergie tardifs pourraient perturber l’élimination des protéines toxiques dans le cerveau.

Selon une recherche menée par l’Université du Texas Southwestern, l’heure à laquelle une personne est la plus active au cours de la journée pourrait être un indicateur précoce du risque de développer une démence. L’étude, qui a suivi la santé cognitive de près de 2 000 individus âgés en moyenne de 79 ans pendant trois ans, a révélé des corrélations significatives entre le rythme circadien et l’apparition de la maladie.

Les participants ont été équipés de petits moniteurs de fréquence cardiaque pendant 12 jours afin d’évaluer leur rythme circadien, également connu sous le nom d’horloge biologique interne. Ils ont ensuite été divisés en deux groupes : ceux présentant un rythme « fort », caractérisé par une différence marquée entre les périodes d’activité et de repos, et ceux affichant un rythme plus faible ou moins prononcé.

Trois ans plus tard, les résultats ont montré que les participants dont l’activité atteignait son apogée après 14h14 étaient 45 % plus susceptibles de développer une démence que ceux qui étaient plus actifs en début de journée. De plus, les personnes ayant un rythme circadien moins stable présentaient un risque accru de 2,5 fois supérieur.

Les chercheurs avancent l’hypothèse que ces pics d’énergie en fin de journée pourraient perturber les processus naturels de l’organisme, notamment l’élimination des protéines toxiques qui s’accumulent dans le cerveau et sont associées à la démence. Ils suggèrent que ces pics pourraient être le signe d’un décalage entre l’horloge biologique interne et les facteurs environnementaux, tels que l’exposition à la lumière et à l’obscurité. L’étude, publiée dans la revue médicale Neurologie, souligne que ce décalage peut entraîner des troubles du sommeil, des déséquilibres hormonaux et une inflammation chronique.

Il est à noter que d’autres facteurs liés au mode de vie peuvent également influencer le risque de démence. Une étude récente suggère que certaines caractéristiques personnelles pourraient également offrir une protection contre cette maladie.

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