Les États-Unis ont mis la main sur deux pétroliers soupçonnés de contourner les sanctions américaines contre le Venezuela, lors d’opérations menées en Atlantique Nord et dans les Caraïbes. Ces saisies s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à perturber le commerce pétrolier illégal lié au régime de Nicolas Maduro.
Le pétrolier Bella 1 a été intercepté après avoir tenté d’échapper à la surveillance américaine depuis le mois dernier. Selon un responsable américain s’exprimant sous couvert d’anonymat, le navire a été saisi et confié aux forces de l’ordre. Initialement sanctionné en 2024 pour avoir transporté des marchandises pour une entreprise liée au Hezbollah, le Bella 1 avait tenté de dissimuler son identité en changeant de nom pour Marinera et en arborant un pavillon russe. Des données de suivi maritime le situaient récemment entre l’Écosse et l’Islande, en direction du nord, avant son interception.
Parallèlement, les forces américaines ont également pris le contrôle du pétrolier Sophia dans les Caraïbes. La secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a annoncé cette saisie sur les réseaux sociaux, précisant que les deux navires étaient soit amarrés au Venezuela, soit en route vers ce pays.
Le Commandement américain en Europe a justifié la saisie du Bella 1 par des « violations des sanctions américaines », soulignant qu’elle s’inscrit dans la continuité de la politique du président Donald Trump visant à cibler les navires sanctionnés qui « menacent la sécurité et la stabilité de l’hémisphère occidental ». « Nous appliquons les lois américaines concernant les sanctions pétrolières », a déclaré le secrétaire d’État Marco Rubio à NBC dimanche. « Nous allons au tribunal. Nous obtenons un mandat. Nous saisissons ces bateaux avec du pétrole. Et cela va continuer. »
Moscou a exprimé son inquiétude face à la situation du Marinera, affirmant que le navire se trouvait à plus de 4 000 km des côtes américaines lorsque des navires des garde-côtes américains ont commencé à le suivre. Le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré suivre la situation « avec inquiétude », selon l’agence de presse Tass.
La saisie de ces pétroliers intervient quelques jours après une opération militaire américaine surprise à Caracas, qui a abouti à la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro et de son épouse. Des responsables de l’administration Trump ont indiqué qu’ils prévoient de poursuivre les saisies de navires liés au Venezuela.
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