Publié le 8 janvier 2026 à 05h20. Le directeur général de RTÉ, Kevin Bakhurst, a lancé une demande de rançon pour la danseuse Oti Mabuse, affirmant qu’elle ne sera pas libérée tant que la télévision britannique n’aura pas versé une somme d’argent et des bons d’achat.
- RTÉ retient Oti Mabuse et exige une rançon de la télévision britannique.
- La chaîne publique irlandaise justifie cette action par des budgets jugés inéquitables.
- La situation a donné lieu à des méthodes peu orthodoxes pour contenir la danseuse, notamment en l’intégrant à un jury de danse.
Dans une missive pour le moins inhabituelle, Kevin Bakhurst, directeur général de RTÉ, a annoncé la « séquestration » de la danseuse Oti Mabuse, connue pour son rôle de juge dans les émissions Strictly Come Dancing (au Royaume-Uni) et Dancing on Ice. Selon M. Bakhurst, RTÉ ne rendra pas la danseuse tant que la télévision britannique n’aura pas accepté de payer une rançon.
« Nous avons Oti Mabuse. Et nous ne la rendrons pas à moins que vous ne payiez. Je le jure », a déclaré le directeur général, avant de préciser que le montant exigé s’élève à 60 € plus quelques bons d’achat. Il a également souligné le déséquilibre budgétaire entre RTÉ et ses homologues britanniques, se posant la question de savoir qui se moque de qui à présent.
La situation a pris une tournure surréaliste, M. Bakhurst décrivant les difficultés rencontrées pour contenir la danseuse, qui ne cesse de se mettre à danser. « Elle scintille, elle se pavane, elle bouge et elle groove », a-t-il écrit, expliquant qu’elle avait même réussi à s’échapper d’un filet à papillons. La solution trouvée par RTÉ a été d’intégrer Oti Mabuse à un jury de danse, où elle se sentait « tout à fait chez elle », aux côtés de personnalités excentriques.
Pour distraire la danseuse, RTÉ a organisé des performances avec des célébrités, dont certaines, selon M. Bakhurst, ne sont célèbres que dans un sens très large. Il a également fait référence à la mobilité limitée de certains participants, comparant leur agilité à celle des personnages de Star Wars ou des membres du groupe Westlife.
L’opération, baptisée « Danser pour se réchauffer », permettrait également de réduire les coûts de chauffage, RTÉ diffusant simultanément les performances. L’initiative est financée par Bord na Móna (20 €). Cependant, l’accueil de ces événements improvisés n’est pas sans poser de problèmes logistiques, notamment l’arrivée impromptue de Jennifer Zamparelli et Laura Renard, attirées par les lumières vives.
Parmi les participants figurent Niamh Kavanagh, ancienne représentante de l’Irlande à l’Eurovision, et Michael Fry, un humoriste venu d’Internet – un concept que M. Bakhurst avoue ne pas comprendre. Paudie de The Traitors Ireland est également de la partie, bien que ses talents de danseur soient limités.
Le directeur général de RTÉ a conclu en exprimant son espoir que cette demande de rançon, transmise par un chien errant, trouvera un écho favorable. Il a également souligné le besoin urgent de fonds pour le service d’information de RTÉ, tout en se demandant si les conservateurs britanniques étaient toujours au pouvoir.
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