L’enquête sur l’incendie meurtrier de Crans-Montana, survenu le 23 décembre 2023, s’intensifie, avec des accusations de dissimulation de preuves et des appels à l’incarcération des gérants du bar Constellation. Plusieurs familles de victimes exigent justice et remettent en question la gestion de la sécurité par la commune.
Me Romain Jordan, avocat représentant plusieurs familles endeuillées, a exprimé de vives inquiétudes quant au déroulement de l’enquête. Il estime que « certaines preuves ont été occultées » et dénonce des « lacunes » de la part des autorités communales. Il a également indiqué que certaines familles souhaitent voir les responsables du bar placés en détention provisoire.
L’incendie, qui a coûté la vie à plusieurs personnes, dont des Français, a suscité une forte émotion des deux côtés de la frontière. La ministre de la Santé française a assuré que la France restait « pleinement mobilisée et prête à accueillir de nouveaux blessés si besoin ». Une solidarité notable s’est manifestée à Lyon, où des initiatives de soutien aux victimes ont été lancées.
Parmi les victimes, Cyane, une jeune femme dont la mère et la sœur ont témoigné sur BFMTV, exprimant leur chagrin et leur sentiment d’un bouleversement irréversible : « La vie ne sera plus jamais la même ». Éoline Panine, la sœur de Cyane, a partagé son choc et sa douleur.
Tahirys Dos Santos, un footballeur blessé lors de l’incendie, est conscient et son état s’améliore, selon son agent, Christophe Hutteau. Les propriétaires du Constellation ont quant à eux déclaré avoir « pleinement confiance aux enquêteurs pour faire toute la lumière et diluer les interrogations ».
À ce stade de l’enquête, les négligences potentielles au niveau de la sécurité du bar et de la commune sont au cœur des investigations. Un hommage aux victimes est prévu ce vendredi 9 janvier à Crans-Montana.