Des prisonniers politiques ont été libérés de l’El Helicoide, tristement célèbre prison de Caracas, quelques jours seulement après la prise de fonction de Delcy Rodriguez en tant que présidente par intérime du Venezuela. Ces libérations, qui incluent des figures de l’opposition proches de Maria Corina Machado, pourraient signaler un changement de politique de la nouvelle administration.
L’El Helicoide, un ancien centre commercial transformé en centre de détention, est depuis des années accusé de torture et de mauvais traitements infligés aux prisonniers. La libération de détenus, souvent observée pendant les périodes de fêtes, prend une signification particulière à ce stade, coïncidant avec l’investiture de Mme Rodriguez et les pressions internationales, notamment de l’administration Trump aux États-Unis.
Ces développements interviennent alors que l’ancien président Nicolas Maduro était confronté à une procédure judiciaire à Manhattan pour trafic de stupéfiants. Donald Trump avait récemment affirmé que le gouvernement vénézuélien fermait sa « chambre de torture », une référence implicite à l’El Helicoide. Si cette affirmation se confirme, elle répondrait à une revendication de longue date de l’opposition vénézuélienne.
Plus de 18 000 arrestations pour motifs politiques ont été recensées depuis 2014 sous le gouvernement de Nicolas Maduro, avec une augmentation notable après les élections présidentielles de juillet 2024, où l’opposition était en voie de remporter une victoire significative. Une nouvelle vague d’arrestations a également eu lieu lors d’un rassemblement de l’opposition le 8 janvier 2025.
Les libérations actuelles pourraient donc marquer un tournant pour le Venezuela, envoyant un signal positif tant à la population vénézuélienne qu’aux États-Unis.