Publié le 8 janvier 2026 23:48:00. Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) ont revu à la baisse le nombre de vaccins recommandés pour les enfants, une décision qui suscite l’inquiétude de certains experts de santé publique et la confusion chez les parents.
- Les CDC ont réduit de 17 à 11 le nombre de vaccins inclus dans le calendrier vaccinal infantile standard.
- Cette modification exclut les vaccins contre le virus respiratoire syncytial (VRS), la grippe, la COVID-19, l’hépatite et le méningocoque.
- Des experts craignent des conséquences négatives sur la santé publique, tandis que certains parents accueillent favorablement cette simplification.
Après des décennies de recommandations stables, les CDC ont opéré un changement significatif dans le calendrier vaccinal des enfants. Cette décision, qui réduit le nombre de vaccins jugés essentiels à 11, a immédiatement suscité des réactions contrastées. Les vaccins contre le VRS, la grippe, la COVID-19, l’hépatite et le méningocoque ne font plus partie des recommandations standard.
Le Dr Thomas Duszynski, professeur d’épidémiologie à l’Université de l’Indiana, s’inquiète des répercussions de cette modification. Il estime qu’elle pourrait nuire à la santé publique, en particulier dans un pays comme les États-Unis, où l’accès aux soins de santé n’est pas universel.
« C’est, à mon avis, une mauvaise approche. Nous sommes un pays de plus de 300 millions d’habitants, et nous n’avons pas de filet de sécurité en matière de santé. »
Dr Thomas Duszynski, professeur d’épidémiologie à l’IU
Selon le Dr Duszynski, les conséquences ne se limiteraient pas à une simple augmentation du nombre de cas de maladies infectieuses. Il souligne également l’impact économique et social, notamment les coûts liés aux hospitalisations, aux absences au travail et à l’école, ainsi que la charge supplémentaire pour les familles et les soignants.
Les vaccins retirés du calendrier restent disponibles pour les enfants qui le souhaitent, a précisé le Dr Duszynski. Il insiste toutefois sur le fait que l’évaluation de l’efficacité des vaccins doit se baser sur la prévention des maladies, et non sur une simple comparaison avec les pratiques d’autres pays.
Cette décision a également suscité des réactions parmi les parents. Brianna Glenn, mère de trois enfants, se dit favorable à cette simplification, estimant qu’elle pourrait apaiser les inquiétudes de certains parents, notamment des nouveaux parents.
« Je pense que c’est vraiment déroutant, surtout pour les parents qui… les nouveaux parents qui, vous savez, amènent leur enfant chez le médecin. »
Brianna Glenn, maman de trois enfants
Mme Glenn a expliqué que son point de vue avait évolué après le décès de sa sœur, décédée des suites de complications liées à un vaccin lorsqu’elle avait deux mois. Elle plaide pour un consentement éclairé des parents et le respect de leur choix, qu’il s’agisse de vacciner ou non leurs enfants.
À l’inverse, Jessica Ingemi, également mère de trois enfants, s’oppose à cette modification. Elle partage l’inquiétude de Mme Glenn quant à la confusion que cela peut engendrer.
« Beaucoup d’émotions différentes. Je me sentais un peu triste, un peu en colère, un peu effrayée pour mes filles. »
Jessica Ingemi, maman de trois enfants
Mme Ingemi a contracté une méningite à l’âge de quatre ans, avant que le vaccin contre cette maladie ne soit disponible. Elle a été dans le coma pendant plusieurs jours et les médecins avaient peu d’espoir pour son rétablissement. Elle a finalement survécu, mais conserve des séquelles, notamment des troubles de la mémoire à court terme. Elle a déclaré qu’elle préférerait assumer la responsabilité d’une décision de vaccination plutôt que de regretter de ne pas avoir protégé ses enfants.
Le Dr Duszynski recommande aux parents de discuter de leurs préoccupations avec un professionnel de santé afin de prendre une décision éclairée.
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