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Répond aux appels pour des problèmes financiers critiques :

Publié le 9 janvier 2024 à 21h00. Une polémique éclate autour d'une influenceuse norvégienne accusée d'avoir minimisé le montant remboursé à ses abonnés après la promotion d'une planche à découper en titane controversée, relançant le débat sur la…

Répond aux appels pour des problèmes financiers critiques :

Publié le 9 janvier 2024 à 21h00. Une polémique éclate autour d’une influenceuse norvégienne accusée d’avoir minimisé le montant remboursé à ses abonnés après la promotion d’une planche à découper en titane controversée, relançant le débat sur la transparence du marketing d’influence.

  • Le chimiste Alexander Sandtorv a dénoncé des pratiques commerciales trompeuses concernant les planches à découper en titane, affirmant qu’elles jouaient sur la peur des bactéries.
  • Sara Emilie Tandberg, une influenceuse impliquée dans la promotion de ces planches, a remboursé une partie de ses abonnés, mais le montant exact fait l’objet d’un litige.
  • Des divergences persistent entre les affirmations de Tandberg et les documents examinés par le journal Dagens Næringsliv et le chimiste Alexander Sandtorv.

En novembre dernier, Alexander Sandtorv, chimiste de formation, a publiquement critiqué plusieurs influenceurs ayant fait la publicité de planches à découper en titane. Ces publicités avançaient que les planches à découper en bois traditionnelles étaient plus susceptibles d’héberger des bactéries, présentant les planches en titane comme une alternative plus hygiénique.

Sandtorv avait alors dénoncé une stratégie marketing basée sur l’inquiétude des consommateurs.

« La commercialisation de ces planches à découper en titane joue sur la peur. On vous fait croire que vous devez absolument les avoir, sinon vous risquez de tomber malade. Or, ces affirmations ne sont tout simplement pas fondées. »

Alexander Sandtorv, chimiste

Suite à ces critiques, plusieurs influenceurs ont mis fin à leur collaboration avec le fabricant des planches en titane, dont Sara Emilie Tandberg. Cette dernière a par la suite déclaré à Dagens Næringsliv (DN) avoir remboursé environ 100 000 couronnes norvégiennes (NOK) à ses abonnés ayant acheté la planche via son code de réduction.

« Je me suis personnellement assis et j’ai remboursé mes abonnés. J’ai dépensé au moins 100 000 NOK de ma poche. »

Sara Emilie Tandberg, influenceuse

C’est cette affirmation qui a interpellé Alexander Sandtorv. Dans une vidéo diffusée sur Instagram, il explique avoir contacté DN pour savoir s’ils avaient eu accès aux justificatifs de ces remboursements. Le journal a répondu avoir vu des relevés de paiements, mais sans pouvoir confirmer le montant exact remboursé.

Sandtorv a ensuite contacté directement Tandberg.

« Je tiens à féliciter Sara Emilie d’avoir répondu et de m’avoir envoyé des documents. »

Alexander Sandtorv, chimiste

Il a reçu des captures d’écran de plusieurs virements effectués via l’application Vipps. Cependant, en additionnant les montants visibles sur ces captures, Sandtorv a constaté qu’ils ne totalisaient qu’un peu plus de 14 000 NOK.

Marianne Johansen, la rédactrice en chef de Dagens Næringsliv, a confirmé à TV 2 qu’elle ne disposait d’aucun document attestant d’un remboursement supérieur à 100 000 NOK.

« Avant de publier la vidéo, nous avions reçu des documents concernant un certain nombre de transferts d’argent de la part de Tandberg. Rétrospectivement, des questions se posent quant à la vérification de l’information selon laquelle la somme dépassait les 100 000 NOK. Nous prenons ces remarques au sérieux et avons demandé des documents supplémentaires. »

Marianne Johansen, rédactrice en chef de Dagens Næringsliv

Elle a précisé que le journal n’avait aucune preuve que l’affirmation de Tandberg était fausse et attendait des justificatifs supplémentaires.

Tandberg a déclaré à TV 2 être en déplacement professionnel à Bergen et avoir un emploi du temps chargé. Elle a accusé Sandtorv de précipitation et a estimé que DN avait fait son travail.

Sandtorv contredit cette version des faits.

« C’est un mensonge, et je trouve cela regrettable. Lors de notre conversation, j’ai demandé à Tandberg de me fournir les justificatifs de tous les remboursements. Je n’ai plus eu de nouvelles depuis. Nous avions une conversation continue jusqu’alors, puis elle a coupé les ponts. »

Alexander Sandtorv, chimiste

Il a transmis à TV 2 une capture d’écran de leur échange, montrant Tandberg reconnaissant être en réunion à Bergen, mais sans demander de délai supplémentaire pour fournir les documents. Il souligne également que Tandberg a cessé de répondre à ses demandes de justificatifs.

TV 2 a contacté Tandberg pour obtenir des preuves corroborant ses déclarations, mais n’a reçu aucune réponse.

Sandtorv insiste sur l’importance de surveiller le marketing d’influence, soulignant le pouvoir économique des influenceurs et la nécessité de les tenir responsables de leurs actions. Il ne souhaite pas pour l’instant conclure à un mensonge de la part de Tandberg, attendant de voir si des documents supplémentaires seront fournis.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.