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Le chef de l’ICE, Tom Homan, poursuit les expulsions à Minneapolis

by Clara Dubois

Publié le 9 janvier 2026 19:55:00. Tom Homan, ancien directeur de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) et bras droit de Donald Trump sur les questions migratoires, continue de défendre fermement les politiques d’expulsion de son administration, malgré une récente opération controversée à Minneapolis qui a soulevé des questions sur les méthodes de l’agence.

  • Tom Homan est un fervent défenseur des politiques d’expulsion de Donald Trump.
  • Il a réagi à une opération meurtrière de l’ICE à Minneapolis en affirmant que ses agents agissent de manière appropriée.
  • Homan considère la déportation comme une mission de vie et est un acteur clé du projet de durcissement de l’immigration de Trump.

Après une opération de l’ICE qui a tourné à la tragédie à Minneapolis, Tom Homan, surnommé le « tsar des frontières » de Donald Trump, a pris la défense de ses agents. L’homme de 64 ans a déclaré qu’il ne pouvait pas superviser chaque intervention, mais qu’il avait confiance dans le professionnalisme des équipes de l’ICE. Il a affirmé n’avoir « pas vu un seul cas où un agent de l’ICE aurait agi de manière inappropriée ».

Cette prise de position intervient alors que l’opération à Minneapolis, survenue mercredi, suscite une vive controverse. Homan a souligné la nécessité d’attendre les conclusions de l’enquête sur les circonstances de la fusillade, estimant qu’il serait « non professionnel » de tirer des conclusions hâtives. Il a également mis en avant le droit des agents de l’ICE à se défendre, soulignant que l’incident est le résultat de « rhétoriques haineuses et d’attaques violentes » à l’encontre des responsables de l’immigration.

Poursuite des opérations de l’ICE

Homan a clairement indiqué que les opérations de l’ICE à Minneapolis se poursuivraient « sans excuses ». Il a reconnu le droit à la protestation, mais a averti que toute obstruction, ingérence ou menace à l’encontre des agents se heurterait à des conséquences.

Les déclarations du gouvernement américain contrastent fortement avec la perception de la situation à Minneapolis. Une nouvelle vidéo de l’incident a récemment été diffusée, offrant une perspective différente sur les événements.

La déportation, une mission de vie pour Homan

Proche des médias conservateurs, notamment Fox News, Homan est souvent présenté comme un homme inflexible. Le magazine The Economist le décrit comme occupant une « position nébuleuse sans portée politique claire », un poste qui ne nécessite pas de confirmation sénatoriale. Aux côtés de Stephen Miller, conseiller anti-immigration de Trump, il conseille le président sur le contrôle des frontières et l’application des mesures d’expulsion.

Homan a consacré des décennies à l’application de la loi et à la sécurité des frontières, et dispose d’un vaste réseau de contacts. Il considère la promesse de campagne de Trump de réaliser « l’une des plus grandes opérations d’expulsion de l’histoire » comme sa mission de vie. Il est également impliqué dans Project 2025, un plan élaboré par la Heritage Foundation pour un éventuel second mandat de Trump.

Originaire d’une famille de policiers de West Carthage, dans l’État de New York, près de la frontière canadienne, Homan a rejoint le service des gardes-frontières en 1984. Il est devenu directeur par intérim de l’ICE lors du premier mandat de Trump, le premier chef de l’agence issu de ses propres rangs.

Un déclin drastique ?

Depuis l’arrivée de Trump au pouvoir et la nomination de Homan à la tête de l’ICE, le nombre de passages illégaux à la frontière américaine a diminué, tandis que les arrestations par l’Immigration and Customs Enforcement ont doublé. En décembre 2025, le Département de la Sécurité intérieure (DHS) a fait état de plus de 622 000 expulsions formelles par l’ICE et les gardes-frontières. Le Migration Policy Institute (MPI) estime cependant le nombre d’expulsions pour l’exercice 2025 (achevé en septembre) à environ 340 000.

En plus des expulsions formelles, plus de 2,5 millions de « ressortissants étrangers en situation irrégulière » auraient quitté les États-Unis l’année dernière, selon le DHS.

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