Publié le 01 septembre 2026. L’Argentine a réglé ce vendredi une échéance d’obligations souveraines d’un montant de 4,3 milliards de dollars, en combinant ses propres réserves en devises et un prêt récemment obtenu auprès de banques internationales, apaisant ainsi les craintes du marché.
- L’Argentine a honoré une échéance de 4,3 milliards de dollars concernant les intérêts et le capital de ses obligations souveraines.
- Le paiement a été réalisé grâce aux fonds disponibles au Trésor et à un prêt de 3 milliards de dollars obtenu via une opération de « repo » avec six banques internationales.
- Cette opération permet de renforcer les réserves internationales du pays, confronté à des difficultés persistantes en matière de liquidités.
L’Argentine a pu respecter son engagement financier grâce à une stratégie combinant ses propres ressources et un financement externe. Le Trésor argentin disposait d’environ 2 209 millions de dollars et de 6 500 milliards de pesos (environ 4 400 millions de dollars) dans ses comptes à la Banque centrale. Ce montant a été complété par un prêt de 3 milliards de dollars obtenu par le biais d’une opération de « repo » (prêt contre garantie) avec six banques internationales : Bank of China, BBVA, Deutsche Bank, Santander, JPMorgan et Goldman Sachs. Cette transaction, d’une durée de 372 jours, a été conclue à un taux d’intérêt annuel de 7,4 %.
Les obligations souveraines arrivant à échéance en 2035 et 2038 ont servi de garantie pour ce prêt. Selon Juan Manuel Franco, économiste en chef de la société SBS, le marché suivait de près les comptes du Trésor et de la Banque centrale pour évaluer le mix de financement qui serait utilisé. Il a souligné que l’opération de « repo » de la Banque centrale a permis de combler le déficit à un taux inférieur aux opérations similaires précédentes.
« Aujourd’hui, le paiement des obligations GD et AL sera effectué. Bien que le paiement n’ait jamais été mis en doute par le marché, les investisseurs suivaient de près les comptes du Trésor en dollars et de la Banque centrale, pour évaluer quel serait finalement le mix de financement. Le ‘repo’ de la Banque centrale a finalement comblé le déficit, à un taux inférieur aux ‘repos’ précédents. »
Juan Manuel Franco, économiste en chef de SBS
Les fonds issus de l’opération de « repo » qui ne seront pas utilisés pour ce paiement seront ajoutés aux réserves internationales de la Banque centrale et pourront être mobilisés pour d’éventuelles échéances futures.
Cette capacité à honorer ses engagements intervient dans un contexte de difficultés économiques persistantes pour l’Argentine. Le pays a dû conclure en 2025 un accord de facilité prolongée avec le Fonds monétaire international pour un montant de 20 milliards de dollars, et a également eu recours à des prêts d’autres organisations internationales ainsi qu’à une aide financière du Trésor américain.
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