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Président d’Arauco : « Je ne connais aucun autre pays où il est aussi difficile d’investir qu’au Chili »

Santiago, 8 janvier 2024. Le géant forestier Arauco, filiale du groupe Angelini, se montre optimiste quant à un changement de climat des affaires au Chili, tout en soulignant les difficultés persistantes qui l'ont poussé à investir massivement au…

Président d’Arauco : « Je ne connais aucun autre pays où il est aussi difficile d’investir qu’au Chili »

Santiago, 8 janvier 2024. Le géant forestier Arauco, filiale du groupe Angelini, se montre optimiste quant à un changement de climat des affaires au Chili, tout en soulignant les difficultés persistantes qui l’ont poussé à investir massivement au Brésil, notamment dans une méga-usine de pâte à papier dans l’État du Mato Grosso do Sul.

  • Arauco a investi 4,6 milliards de dollars américains (environ 4,2 milliards d’euros) dans la construction d’une usine de pâte à papier au Brésil, l’un des plus importants investissements de l’histoire du secteur forestier du groupe Angelini.
  • Le président d’Arauco salue un changement de ton et de vision de la part de la nouvelle administration chilienne, estimant qu’elle pourrait encourager de nouveaux investissements dans le pays.
  • L’entreprise déplore la lenteur des procédures administratives et la complexité juridique au Chili, qui rendent les investissements particulièrement difficiles.

Matias Domeyko Cassel, président d’Arauco, a récemment échangé avec le président élu José Antonio Kast, un entretien au cours duquel il a souligné les différences d’attractivité entre le Chili et le Brésil en matière d’investissement. Un contraste frappant illustré par l’implantation d’une usine de pâte à papier de 4,6 milliards de dollars américains dans le Mato Grosso do Sul brésilien. Plus d’informations sur le projet Sucuriú.

M. Domeyko Cassel a exprimé son optimisme quant à l’orientation de la nouvelle administration.

« Je pense que c’est très important, car nous constatons un changement de ton, un changement d’humeur, dans la vision de ce que l’entreprise peut apporter. »

Matias Domeyko Cassel, président d’Arauco

Il a insisté sur le rôle crucial des entreprises dans la croissance économique et la création d’emplois formels au Chili.

Arauco continue d’investir au Chili, notamment dans des projets forestiers dans le sud du pays, à Cholhuán, et dans la recherche et le développement, y compris des projets éoliens. Cependant, l’entreprise reste à l’affût d’opportunités à l’étranger, là où les conditions d’investissement sont les plus favorables.

« Nous sommes toujours à la recherche d’opportunités. Dans la mesure où le Chili a des opportunités, nous allons investir très massivement au Chili. Nous croyons au Chili, nous sommes Chiliens et nous aimons le Chili. »

Matias Domeyko Cassel, président d’Arauco

Interrogé sur la possibilité d’augmenter la surface forestière au Chili pour ravitailler les usines qui ont souffert d’un manque de bois, M. Domeyko Cassel a souligné la nécessité d’encourager les investissements dans les plantations.

« Le Chili doit également encourager les investissements dans les plantations, c’est une question à laquelle il faut également s’attaquer. Dans la mesure où il y aura plus de disponibilité de bois au Chili, davantage d’investissements industriels viendront à pouvoir donner de la valeur et ajouter de la valeur à ce bois. »

Matias Domeyko Cassel, président d’Arauco

Le président d’Arauco a également évoqué les obstacles au développement des plantations au Chili, notamment le recul des politiques de promotion forestière, comme le décret-loi 701 (DL 701). Il a plaidé pour une réflexion sur de nouvelles initiatives pour relancer le secteur forestier.

Enfin, M. Domeyko Cassel a souligné l’impact négatif de l’insécurité, de la violence et des incendies dans le sud du Chili sur les investissements.

« Ce n’est pas pertinent, mais c’est très important. La question de l’insécurité, de la violence, du terrorisme dans le sud et des incendies sont des problèmes qui ajoutent un fardeau très lourd à l’industrie forestière. »

Matias Domeyko Cassel, président d’Arauco

Il a également mentionné les difficultés liées aux réglementations et aux permis.

Selon M. Domeyko Cassel, le Chili se distingue par la complexité et la longueur des procédures d’investissement, qui peuvent prendre jusqu’à dix ans, dont cinq pour l’obtention des permis et cinq pour les litiges judiciaires. Il espère que le nouveau gouvernement saura simplifier ces processus et créer un environnement plus favorable aux investissements.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.