Home Monde[박영준 칼럼] Changements dans la stratégie de défense américaine et tâches de la République de Corée et des États-Unis alliance

[박영준 칼럼] Changements dans la stratégie de défense américaine et tâches de la République de Corée et des États-Unis alliance

by Clara Dubois

Publié le 11 janvier 2026 à 13h24. L’administration américaine semble réorienter sa stratégie de défense, privilégiant désormais l’Amérique latine et la région Indo-Pacifique au détriment de l’Europe, tout en mettant en œuvre des actions concrètes comme l’intervention au Venezuela.

  • Les États-Unis envisagent de concentrer leurs efforts de sécurité sur l’hémisphère occidental, considérant la stabilité régionale et le contrôle de l’immigration comme des priorités nationales.
  • Un rapport du New York Times souligne un déclin des capacités militaires américaines depuis les années 1990, notamment en matière d’acquisition d’armement.
  • L’administration Trump a lancé une opération militaire au Venezuela pour arrêter le président Nicolás Maduro, illustrant sa nouvelle approche en matière de politique étrangère.

Un changement de cap stratégique se dessine aux États-Unis, avec une réévaluation des priorités en matière de défense nationale. Alors que les administrations précédentes considéraient la Chine, la Russie, l’Iran et la Corée du Nord comme des menaces majeures, la nouvelle stratégie de sécurité nationale, annoncée fin décembre dernier, semble accorder moins d’importance à ces acteurs et davantage à la situation dans l’hémisphère occidental. Cette orientation s’éloigne de la tradition, où les présidents américains dévoilaient leur stratégie de sécurité peu après leur entrée en fonction.

Le document stratégique met en avant la nécessité pour les États-Unis de ne plus assumer seuls le fardeau de la sécurité mondiale. Il souligne que la stabilité politique en Amérique latine et la lutte contre l’immigration illégale constituent désormais des intérêts nationaux primordiaux. Cette approche implique un recentrage des ressources et une demande aux alliés, notamment en région Indo-Pacifique (Corée du Sud et Japon), de renforcer leurs propres capacités de défense et de partager davantage le fardeau sécuritaire, notamment pour la protection des “premières et deuxièmes chaînes d’îles”.

Parallèlement à cette nouvelle stratégie, le New York Times a publié une série d’articles pointant du doigt un affaiblissement des capacités militaires américaines depuis les années 1990. Le quotidien new-yorkais met en évidence des retards dans l’acquisition d’équipements essentiels, tels que les armes à feu, les navires de guerre et les missiles, imputables à un manque de soutien à l’industrie de défense, à la complexité des procédures d’acquisition et aux pressions politiques pour favoriser le développement industriel local et l’emploi. Selon le journal, la marine chinoise dispose désormais de 380 navires, contre 290 pour les États-Unis, et possède environ 600 missiles hypersoniques, alors que les États-Unis n’en auraient encore aucun opérationnel.

Le 3 janvier, l’administration Trump a concrétisé cette nouvelle orientation en lançant une opération militaire surprise au Venezuela, visant à arrêter le président Nicolás Maduro. Cette intervention est présentée comme une application directe de la stratégie de sécurité nationale, qui place la stabilité de l’hémisphère occidental au cœur des préoccupations américaines. Les revendications de souveraineté sur le Groenland sont également réexaminées.

Il reste à déterminer si cette politique reflète une volonté de créer une sphère d’influence américaine, évitant ainsi une confrontation directe avec des puissances comme la Russie ou la Chine, ou si elle s’inscrit dans une stratégie plus large de “déni d’accès” visant à influencer les périphéries des grandes puissances eurasiennes. Quoi qu’il en soit, il est probable qu’une part importante des ressources américaines en matière de sécurité, y compris militaires, soit désormais consacrée à la stabilisation de l’hémisphère occidental, ce qui pourrait entraîner une réduction relative des investissements dans la région Indo-Pacifique.

Dans ce contexte en mutation, il est crucial pour la République de Corée de réévaluer son alliance avec les États-Unis et de réfléchir à la manière de maintenir une posture de sécurité efficace dans la péninsule coréenne, notamment face à la menace des armes nucléaires nord-coréennes.

Park Young-jun, directeur de l’Institut de recherche sur la sécurité nationale, Université de la Défense nationale

Park Young-jun, directeur de l’Institut de recherche sur la sécurité nationale, Université de la Défense nationale

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