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Cuba répond à Trump et nie avoir reçu de l’argent en échange de services de sécurité au Venezuela | International

Publié le 11 janvier 2024 17:41:00. Cuba a fermement rejeté les accusations du président américain Donald Trump concernant une compensation financière pour des services de sécurité fournis au Venezuela, tout en réaffirmant son droit à commercer librement avec…

Cuba répond à Trump et nie avoir reçu de l’argent en échange de services de sécurité au Venezuela | International

Publié le 11 janvier 2024 17:41:00. Cuba a fermement rejeté les accusations du président américain Donald Trump concernant une compensation financière pour des services de sécurité fournis au Venezuela, tout en réaffirmant son droit à commercer librement avec les pays qui le souhaitent.

  • Le gouvernement cubain dément recevoir une quelconque compensation du Venezuela en échange de services de sécurité.
  • Donald Trump a affirmé que Cuba ne recevra plus de pétrole ou d’argent du Venezuela.
  • Cuba se déclare prête à défendre son territoire et dénonce une politique américaine qu’elle qualifie de « hégémonie criminelle ».

La tension entre les États-Unis et Cuba s’est intensifiée ce dimanche, suite à des déclarations du président américain Donald Trump sur le réseau social Truth Social. M. Trump a accusé Cuba de profiter de l’argent et du pétrole vénézuéliens en échange de « services de sécurité » pour les régimes de Hugo Chávez et Nicolás Maduro. Il a affirmé que cette situation prendrait fin, déclarant :

« Il n’y aura plus de pétrole ni d’argent (du Venezuela) pour Cuba »

Donald Trump, président des États-Unis

La réponse cubaine n’a pas tardé. Le ministre des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez, a immédiatement démenti ces allégations, affirmant que Cuba « ne reçoit pas et n’a jamais reçu » de compensation monétaire ou matérielle pour de tels services. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, il a également souligné une différence fondamentale entre Cuba et les États-Unis :

« Contrairement aux États-Unis, Cuba ne dispose pas d’un gouvernement qui se prête au mercenariat, au chantage ou à la coercition militaire contre d’autres États »

Bruno Rodríguez, ministre des Affaires étrangères cubain

Le président cubain, Miguel Díaz-Canel, a également pris la parole sur les réseaux sociaux, adoptant un ton plus ferme :

« se prépare, prêt à défendre le pays jusqu’à la dernière goutte de sang »

Miguel Díaz-Canel, président cubain

Concernant les importations de pétrole, Bruno Rodríguez a défendu le droit de Cuba à commercer librement avec les pays qui le souhaitent, sans subir de pressions extérieures. Il a précisé que Cuba « a le droit absolu d’importer du carburant des marchés disposés à l’exporter et qui exercent leur propre droit de développer leurs relations commerciales sans ingérence ni subordination aux mesures coercitives unilatérales des États-Unis ».

Le ministre cubain a conclu en dénonçant une politique américaine qu’il considère comme une menace pour la paix et la sécurité mondiales :

« Le droit et la justice sont du côté de Cuba. Les États-Unis se comportent comme une hégémonie criminelle et incontrôlée qui menace la paix et la sécurité, non seulement à Cuba et dans cet hémisphère, mais dans le monde entier »

Bruno Rodríguez, ministre des Affaires étrangères cubain

Les déclarations de Donald Trump interviennent dans un contexte de tensions persistantes entre les États-Unis et Cuba, notamment en raison de l’embargo américain en vigueur depuis plusieurs décennies. L’avenir des relations commerciales entre Cuba et le Venezuela reste incertain, alors que le gouvernement cubain se prépare à faire face à d’éventuelles difficultés.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.