Le gouvernement fédéral a officiellement donné le coup d’envoi de la construction d’un nouveau centre de contrôle national ultramoderne destiné au Nigerian Independent System Operator (NISO) à Osogbo, dans l’État d’Osun. Cette nouvelle infrastructure vise à remplacer une installation existante vieille de 64 ans, jugée obsolète et incapable de répondre aux exigences techniques de gestion du réseau électrique nigérian, selon les informations rapportées par Punch Newspapers.
Lance un nouveau centre de contrôle national à Osogbo
La cérémonie de pose de la première pierre a été réalisée par le vice-président Kashim Shettima, représenté pour l’occasion par son conseiller spécial sur les questions juridiques et de conformité, Alhaji Bashir Maidugu. L’événement s’est déroulé en présence du ministre de l’Énergie, Joseph Tegbe, ainsi que de nombreux représentants institutionnels, de dirigeants d’entreprises de distribution d’électricité (DisCos) et de leaders communautaires locaux.
Modernise les infrastructures et équipements technologiques
Intervenant lors de la cérémonie, le vice-président a souligné que l’électricité fiable constitue le socle de l’économie et un élément central de l’agenda gouvernemental. Selon lui, le centre de contrôle national représente un maillon indispensable pour préserver la fiabilité du réseau, l’exécutif estimant qu’il est impossible de piloter un réseau interconnecté moderne avec des équipements légués par le passé.
Le ministre de l’Énergie, Joseph Tegbe, a précisé que la future infrastructure offrira à l’opérateur du système une visibilité complète en temps réel sur l’ensemble du réseau national. Le projet intègre des systèmes de contrôle et d’acquisition de données (SCADA), des murs d’affichage grand format haute définition et des outils d’analyse avancés. Ces dispositifs permettront aux équipes de repérer les pannes en amont, de planifier la maintenance préventive et d’atténuer les perturbations.
Affronte des défis persistants et coordonne la chaîne énergétique
Le directeur général et chef de la direction du NISO, Abdu Bello Mohammed, a affirmé que cette modernisation renforcera la surveillance du réseau national et améliorera le règlement des marchés. Il a toutefois rappelé qu’au-delà de la technologie, la formation et la compétence des équipes demeurent primordiales pour exploiter pleinement les capacités de la nouvelle structure, qui répondra également aux normes techniques de l’pool énergétique ouest-africain.

Malgré ces avancées, le ministre de l’Énergie a tenu à nuancer les attentes en soulignant que la fiabilité globale du réseau reste subordonnée à un approvisionnement régulier en gaz, à l’entretien rigoureux des lignes de transmission à haute tension et à des réseaux de distribution efficients. Cette initiative intervient dans un contexte où le secteur électrique fait face à des défis récurrents, illustrés par des pannes de réseau répétées et des volumes d’électricité rationnés à travers le pays.