Publié le 11 janvier 2024 20:53:00. Les États-Unis ont exhorté leurs citoyens à quitter immédiatement le Venezuela, craignant une recrudescence de l’activité de groupes armés ciblant les ressortissants américains ou perçus comme soutenant Washington. Cette alerte intervient alors que le gouvernement vénézuélien dénonce une campagne de désinformation visant à déstabiliser le pays.
- Le Département d’État américain a placé le Venezuela au niveau d’alerte 4, le plus élevé, recommandant de ne pas voyager dans le pays.
- Washington craint que des milices armées ne bloquent les routes et fouillent les véhicules à la recherche de citoyens américains ou de sympathisants des États-Unis.
- Le gouvernement vénézuélien rejette ces accusations, affirmant que le pays jouit d’une stabilité totale et que les forces de sécurité sont sous son contrôle.
Le Département d’État des États-Unis a mis en garde ses citoyens contre les risques accrus liés à la situation sécuritaire au Venezuela. Dans un communiqué publié ce jeudi, il les invite à quitter le pays sans délai, alors que les vols internationaux ont repris. Le Département souligne la nécessité de prendre des précautions et de rester vigilant quant à son environnement.
« La situation sécuritaire au Venezuela reste instable. Alors que les vols internationaux ont repris, les citoyens américains au Venezuela doivent quitter le pays immédiatement. Avant de partir, veuillez prendre des précautions et être conscient de votre environnement. »
Département d’État des États-Unis
Le niveau d’alerte pour le Venezuela a été élevé au niveau 4, le plus élevé de l’échelle américaine, assorti d’une recommandation formelle de “ne pas voyager”. Cette décision est motivée par un ensemble de menaces, incluant le risque de détention arbitraire, de terrorisme, d’enlèvements, l’application imprévisible des lois locales, la criminalité, les troubles civils et des infrastructures de santé déficientes.
Plus précisément, Washington craint que des groupes armés ne soient déployés sur le territoire vénézuélien dans le but d’identifier et de cibler les citoyens américains ou les personnes considérées comme favorables aux États-Unis. Ces groupes pourraient procéder à des barrages routiers et à des fouilles de véhicules.
Ces accusations ont été fermement rejetées par le gouvernement vénézuélien. Le ministre des Affaires étrangères, Yván Gil, a dénoncé une tentative de “fabriquer une perception d’un risque qui n’existe pas” en se basant sur des “histoires inexistantes”.
« Le Venezuela se trouve dans un calme, une paix et une stabilité absolues. Tous les centres de population, les voies de communication, les points de contrôle et les dispositifs de sécurité fonctionnent normalement, et toutes les armes de la République sont sous le contrôle du gouvernement bolivarien, seul garant du monopole légitime de la force et de la tranquillité du peuple vénézuélien. »
Yván Gil, ministre des Affaires étrangères du Venezuela
Le gouvernement vénézuélien a réaffirmé son engagement en faveur de la “protection de la paix”, de la “stabilité institutionnelle” et de la “coexistence pacifique” de son peuple.
Pour plus d’informations sur les tensions régionales, vous pouvez consulter l’avertissement de Donald Trump à Cuba. Concernant les accusations de corruption, un article de El Colombiano explore les allégations américaines concernant le “cartel des soleils”.
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