Publié le 12 janvier 2024 10h45:00. Une étude révolutionnaire de l’Oregon State University révèle que le manque de sommeil, moins de sept heures par nuit, serait plus préjudiciable à l’espérance de vie que l’alimentation déséquilibrée, la sédentarité et l’isolement social combinés. Cette découverte souligne l’importance cruciale du repos pour la santé globale.
- Dormir moins de sept heures par jour réduit l’espérance de vie plus que de mauvaises habitudes alimentaires, l’inactivité physique et l’isolement social.
- Le sommeil a un impact plus important sur la longévité que la plupart des facteurs de santé traditionnels, à l’exception du tabagisme.
- Le manque de sommeil affecte négativement la santé cardiovasculaire, le système immunitaire et les fonctions cognitives.
Les résultats d’une recherche menée par l’Oregon State University et publiés dans la revue SLEEP Advances ont mis en évidence un lien insoupçonné entre la durée du sommeil et la longévité. Le Dr Andrew McHale, principal auteur de l’étude, s’est dit frappé par l’ampleur de cette corrélation :
« Je ne m’attendais pas à ce que le sommeil soit aussi étroitement lié à l’espérance de vie. »
Dr Andrew McHale
L’étude s’est appuyée sur l’analyse d’une vaste base de données nationale des Centers for Disease Control (CDC) aux États-Unis. Les chercheurs ont comparé les données relatives à l’âge dans différents comtés américains, en tenant compte de leurs modes de vie respectifs, sur la période 2019-2025. Les résultats sont sans appel : le sommeil s’avère être un facteur déterminant de la longévité, surpassant tous les autres éléments traditionnellement pris en compte, à l’exception du tabagisme.
Selon le Dr McHale, cette découverte est d’autant plus surprenante que des études antérieures accordaient une importance plus grande à d’autres facteurs tels que l’alimentation et l’exercice physique :
« Même dans des études précédentes, d’autres facteurs tels que la nutrition et l’exercice avaient plus d’influence. Mais cette étude souligne l’importance de dormir sept à neuf heures par jour. »
Dr Andrew McHale
Bien que les mécanismes biologiques précis restent à élucider, les scientifiques soulignent les conséquences délétères du manque de sommeil sur plusieurs aspects de la santé, notamment :
- La santé cardiovasculaire
- Le système immunitaire
- Les performances mentales et la mémoire
Les chercheurs appellent à une prise de conscience générale de l’importance du sommeil, le considérant comme une priorité de santé publique au même titre que l’alimentation et l’activité physique. Ils insistent sur le fait que négliger son sommeil pourrait avoir des conséquences graves sur la durée et la qualité de vie :
« Nous devons donner la priorité au sommeil tout comme nous donnons la priorité à ce que nous mangeons ou faisons de l’exercice. »
Dr Andrew McHale
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