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Les dirigeants iraniens sont plus exposés que jamais : les manifestants veulent qu’ils disparaissent de leur vie | Nouvelles du Royaume-Uni

Les manifestations se multiplient en Iran, alimentées par une crise économique sévère et le sentiment d'une sécurité nationale compromise après les récentes attaques israéliennes. La question se pose désormais de savoir si cette vague de contestation pourrait bien…

Les dirigeants iraniens sont plus exposés que jamais : les manifestants veulent qu’ils disparaissent de leur vie | Nouvelles du Royaume-Uni

Les manifestations se multiplient en Iran, alimentées par une crise économique sévère et le sentiment d’une sécurité nationale compromise après les récentes attaques israéliennes. La question se pose désormais de savoir si cette vague de contestation pourrait bien ébranler les fondations du régime iranien.

Les protestations, qui ont débuté le mois dernier dans les quartiers commerçants de Téhéran, sont directement liées à la chute spectaculaire du rial iranien. Cette dévaluation monétaire a entraîné une flambée des prix des produits de première nécessité, plongeant une part croissante de la population dans la précarité. La classe marchande, traditionnellement un pilier du pouvoir, se montre particulièrement hostile au gouvernement.

Ce mécontentement économique s’ajoute à un sentiment d’humiliation nationale suite à l’attaque du 13 avril, la plus importante et la plus audacieuse contre l’Iran depuis la révolution de 1979. Les dirigeants iraniens, qui se sont toujours présentés comme les protecteurs du peuple contre les « grands » et les « petits » satans – les États-Unis et Israël – ont été perçus comme incapables de défendre leur territoire. Israël a pu mener des frappes aériennes en territoire iranien, et les États-Unis ont également participé, selon plusieurs sources. Des dizaines de commandants iraniens ont été tués et des infrastructures, dont une partie du programme nucléaire iranien, ont été endommagées.

Les Iraniens s’interrogent sur l’utilisation des fonds considérables alloués au soutien de groupes comme le Hezbollah, le Hamas et les rebelles Houthis. « Où est passé tout cet argent ? » est une question de plus en plus fréquemment posée dans les rues de Téhéran.

La situation actuelle diffère des précédentes vagues de protestations, notamment celles de 2019, qui avaient été réprimées avec une violence extrême. Si les troubles d’il y a trois ans, portés par le slogan « Femme, Vie, Liberté », avaient été brutalement étouffés, la conjoncture actuelle est marquée par une crise économique profonde et un sentiment d’insécurité inédit. À ce stade, le gouvernement iranien ne semble pas en mesure d’apporter des solutions concrètes à ces problèmes.

Un sentiment de désillusion semble gagner du terrain parmi la population. De nombreux jeunes expriment leur désir de voir les figures emblématiques de la révolution s’effacer. Alors que certains observateurs estimaient que le régime iranien était plus susceptible d’évoluer que de s’effondrer, il n’y a pour l’instant aucun signe de réforme en vue.

L’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de l’Iran, est conscient que des réformes précipitées pourraient déstabiliser le pays, à l’image de ce qui s’est passé en Union soviétique après les réformes de Mikhaïl Gorbatchev. Cependant, il n’a pas proposé d’alternative, laissant le gouvernement exposé à une contestation croissante. Des centaines de milliers d’Iraniens risquent leur liberté en manifestant dans les rues, exigeant un changement profond.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.