Les Conservateurs britanniques proposent de conditionner le versement des allocations aux jeunes de moins de 25 ans à une présence quotidienne dans un centre pour l’emploi.
Le Parti conservateur a dévoilé un train de mesures pour s’attaquer au chômage des jeunes. Le plan impose une approche de « tough love » (amour vache) pour inciter les bénéficiaires aptes au travail à retrouver une activité après six mois consécutifs d’inactivité.
Un programme d’obligation quotidienne pour les demandeurs d’emploi de 18 à 24 ans
Les jeunes concernés par ces nouvelles règles devront intégrer un programme baptisé Get to Work
. Concrètement, ces participants ne percevront plus directement l’Universal Credit classique, mais une allocation équivalente intitulée Get to Work Allowance
. En échange, ils devront pointer quotidiennement dans un centre pour l’emploi, suivre des formations de préparation au travail ou effectuer des stages.
D’après les informations rapportées, chaque participant se verra attribuer un conseiller personnel. Le programme intègrera des ateliers de recherche d’emploi et des séances de simulation d’entretiens. La durée maximale du parcours est fixée à six mois, sauf si le bénéficiaire trouve un emploi plus tôt. Passé ce délai de six mois sans activité, les jeunes qui restent au chômage verront leurs allocations amputées.
Les exemptions ciblées et la prise en compte des revenus parentaux à l’étude
Le projet exempte de ces obligations les jeunes qui ont déjà exercé une activité professionnelle pendant au moins six mois (à raison d’au moins 16 heures par semaine), ainsi que ceux qui font face à des problèmes de santé, des responsabilités familiales ou des situations d’éloignement familial. Par ailleurs, le parti envisage d’étudier la possibilité d’intégrer les revenus et l’épargne des parents dans le calcul des aides sociales destinées aux enfants.
Des réactions contrastées face à la menace d’une réduction des allocations
Ces annonces suscitent des réactions contrastées. D’un côté, la secrétaire d’État fantôme au Travail et aux Pensions, Helen Whately, a défendu la nécessité de bousculer le système.
L’association caritative de lutte contre la pauvreté Trussell a averti que les personnes bénéficiant de l’Universal Credit ne pouvaient pas s’offrir les produits de première nécessité, ce qui nuit à leur capacité à trouver et à conserver un emploi.
Le parti souligne que ces mesures visent à réduire le nombre de jeunes Neets — les personnes âgées de 16 à 24 ans qui ne sont ni en études, ni en emploi, ni en formation — qui frôle le million de personnes au Royaume-Uni.