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Le RSV est dangereux pour les bébés. Mais une nouvelle injection aide, disent les responsables de la santé de Dayton

Publié le 12 janvier 2024 20:32:00. Les autorités sanitaires constatent un impact significatif des nouvelles protections contre le virus respiratoire syncytial (VRS) cette saison, notamment grâce à des anticorps monoclonaux pour les nourrissons et des vaccins pour les…

Le RSV est dangereux pour les bébés. Mais une nouvelle injection aide, disent les responsables de la santé de Dayton

Publié le 12 janvier 2024 20:32:00. Les autorités sanitaires constatent un impact significatif des nouvelles protections contre le virus respiratoire syncytial (VRS) cette saison, notamment grâce à des anticorps monoclonaux pour les nourrissons et des vaccins pour les personnes âgées.

  • De nouveaux anticorps monoclonaux ont réduit d’environ 63 % les visites aux urgences liées au VRS et de 80 % les hospitalisations.
  • Les personnes de plus de 75 ans, ainsi que les adultes de 50 à 74 ans présentant des facteurs de risque, sont éligibles à la vaccination contre le VRS.
  • Les nourrissons, particulièrement vulnérables en raison de la petitesse de leurs voies respiratoires, bénéficient d’une protection immédiate grâce aux anticorps monoclonaux.

Le virus respiratoire syncytial (VRS) est une préoccupation récurrente chaque hiver, mais cette année, la situation semble évoluer grâce à l’arrivée de nouveaux outils de prévention. Si le VRS se manifeste souvent comme un simple rhume, il peut s’avérer dangereux, en particulier pour les nourrissons et les personnes âgées, entraînant des difficultés respiratoires sévères et nécessitant une hospitalisation. La saison du VRS s’étend généralement d’octobre à mars, avec un pic en décembre et janvier. Durant cette période, le VRS est la principale cause d’hospitalisation chez les enfants de moins d’un an.

« Cela a vraiment changé la donne », affirme la Dre Becky Thomas, directrice médicale de Santé publique – Comté de Dayton et Montgomery. Les nouvelles options de protection disponibles cette saison ont un impact notable sur la santé publique.

De nouveaux moyens de prévenir les formes graves de VRS

Ces dernières années, des vaccins contre le VRS ont été mis à disposition pour les adultes. Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) recommandent la vaccination pour toutes les personnes âgées de 75 ans et plus, ainsi que pour les adultes de 50 à 74 ans souffrant de certaines pathologies présentant un risque élevé.

La protection des bébés repose sur une approche différente. Durant la saison 2023-2024, les médecins ont commencé à utiliser des anticorps monoclonaux spécifiquement conçus pour les nourrissons. Une seconde option d’anticorps est également disponible cette saison.

Ces anticorps monoclonaux, fabriqués en laboratoire, offrent une protection immédiate contre le VRS aux bébés, sans nécessiter que leur organisme produise ses propres anticorps, comme c’est le cas avec un vaccin traditionnel.

« Ces produits ne sont pas des vaccins traditionnels », explique Thomas. « Ce sont des anticorps qui offrent une protection directe pendant environ cinq mois, soit la durée d’une saison typique du VRS. »

Dre Becky Thomas, directrice médicale de Santé publique – Comté de Dayton et Montgomery

Selon des études nationales, ces anticorps monoclonaux ont permis de réduire d’environ 63 % les visites aux urgences liées au VRS et de 80 % les hospitalisations.

Pourquoi le VRS est-il particulièrement dangereux pour les bébés ?

Bien que le VRS puisse affecter les personnes de tous âges, les nourrissons sont particulièrement vulnérables.

« Lorsque le VRS atteint les poumons, il peut provoquer une bronchiolite ou une pneumonie », précise la Dre Thomas. « Les bébés ont de très petites voies respiratoires, et l’inflammation et le mucus peuvent rendre la respiration extrêmement difficile. »

Dre Becky Thomas, directrice médicale de Santé publique – Comté de Dayton et Montgomery

Les personnes âgées sont également plus à risque, en particulier celles souffrant de maladies préexistantes telles que l’asthme ou l’emphysème.

Qui est éligible aux nouvelles protections ?

Il est recommandé que les bébés de moins de huit mois qui entrent dans leur première saison du VRS reçoivent une protection. Les nourrissons qui n’ont pas reçu cet anticorps à l’hôpital à la naissance peuvent le recevoir chez leur pédiatre ou dans les cliniques de santé publique. La plupart des enfants n’auront besoin d’une protection que pendant leur première saison du VRS, mais les médecins peuvent recommander une deuxième dose aux enfants présentant un risque plus élevé lors d’une saison ultérieure.

En plus des vaccins et des traitements à base d’anticorps pour les nourrissons, les femmes enceintes peuvent également recevoir un vaccin contre le VRS pendant leur grossesse. Ce vaccin permet de transmettre des anticorps protecteurs au bébé avant la naissance, lui offrant ainsi une protection pendant les premiers mois de sa vie.

Sécurité et préoccupations courantes

Les vaccins contre le VRS pour les adultes et les anticorps monoclonaux pour les nourrissons ont été soumis à des tests rigoureux et à une surveillance continue, assure la Dre Thomas. « La plupart des effets secondaires sont légers, comme une douleur ou un gonflement au site d’injection. Les réactions graves sont très rares », précise-t-elle.

Elle souligne l’importance pour les parents qui ont des inquiétudes de discuter directement avec le médecin de leur enfant. « Personne ne souhaite voir son enfant avoir du mal à respirer », conclut-elle. « Ces outils aident à éviter l’hospitalisation des bébés, et j’encourage les familles à se renseigner et à élaborer un plan dès le début, voire avant la naissance de leur enfant. »

En plus des vaccins et des traitements, l’allaitement et l’évitement de l’exposition à la fumée peuvent également contribuer à réduire le risque d’infections respiratoires graves chez les nourrissons. Le lavage régulier des mains et l’éloignement des visiteurs malades des nouveau-nés restent également des mesures de prévention essentielles. Les autorités sanitaires espèrent qu’une sensibilisation accrue et un meilleur accès aux outils de prévention permettront de protéger davantage de familles et d’éviter les hospitalisations cet hiver.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.