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2026 verra apparaître de nouveaux médicaments amaigrissants plus puissants ; voir lesquels

Publié le 12 janvier 2026. De nouvelles options thérapeutiques, pilules et injections plus performantes, sont à l'horizon pour lutter contre l'obésité, promettant une révolution dans la prise en charge de cette maladie chronique. L'orforgliprone, une pilule quotidienne d'Eli…

2026 verra apparaître de nouveaux médicaments amaigrissants plus puissants ; voir lesquels

Publié le 12 janvier 2026. De nouvelles options thérapeutiques, pilules et injections plus performantes, sont à l’horizon pour lutter contre l’obésité, promettant une révolution dans la prise en charge de cette maladie chronique.

  • L’orforgliprone, une pilule quotidienne d’Eli Lilly, a démontré une perte de poids allant jusqu’à 12,4 % après 72 semaines d’étude.
  • L’arrivée prochaine d’une version orale du sémaglutide (Wegovy et Ozempic) à une dose de 25 mg par jour offrira une alternative aux injections.
  • CagriSema, un nouveau traitement injectable de Novo Nordisk, combine deux molécules pour une perte de poids potentiellement supérieure à celle des traitements actuels (22,7 % après 68 semaines).

Après l’impact significatif des médicaments injectables comme Ozempic, Wegovy et Mounjaro, le traitement de l’obésité connaît une nouvelle phase d’innovation. Des études prometteuses et l’approbation imminente de nouveaux traitements devraient élargir considérablement l’arsenal thérapeutique disponible cette année.

L’un des développements les plus attendus est l’orforgliprone, développé par Eli Lilly, le même laboratoire derrière Mounjaro. Les résultats des essais cliniques sont encourageants : cette pilule, prise une fois par jour, a permis aux participants de perdre jusqu’à 12,4 % de leur poids après 72 semaines. Le laboratoire prévoit d’obtenir l’approbation des autorités sanitaires cette année. Selon le Dr Paulo Miranda, ancien président et coordinateur du Département international de la Société brésilienne d’endocrinologie et métabologie (SBEM), cette nouvelle molécule présente des avantages significatifs :

« Elle possède un mode de production différent, il s’agit d’une petite molécule plus facile à fabriquer. De plus, elle ne nécessite ni jeûne ni restrictions alimentaires, ce qui pourrait faciliter son accès à un plus grand nombre de patients. »

Paulo Miranda, ancien président et coordinateur du Département international de la Société brésilienne d’endocrinologie et métabologie (SBEM)

Parallèlement, une version orale du sémaglutide, principe actif de Wegovy et Ozempic, à la dose de 25 mg par jour, devrait également être disponible. Cette option intéressera ceux qui préfèrent éviter les injections. Approuvé aux États-Unis fin 2025, le sémaglutide oral devrait bientôt obtenir l’autorisation au Brésil. Les essais cliniques ont révélé une perte de poids moyenne de 13,6 % après 64 semaines.

Cependant, l’administration du sémaglutide oral est soumise à des contraintes spécifiques. Contrairement à l’orforgliprone, qui peut être pris à tout moment de la journée, le Wegovy oral doit être pris dès le réveil, à jeun, avec un maximum de 118 ml d’eau. Il est également nécessaire d’attendre 30 minutes avant de consommer quoi que ce soit.

Des études menées par Eli Lilly ont également montré que les patients ayant déjà perdu du poids grâce à Wegovy ou Mounjaro pouvaient maintenir leur perte en passant des injections hebdomadaires à la pilule d’orforgliprone, avec une reprise de poids limitée à environ 6 kg sur 52 semaines. En comparaison, les personnes qui arrêtent simplement les injections ont tendance à reprendre la quasi-totalité du poids perdu.

Le Dr Miranda souligne les différences fondamentales entre les traitements existants et l’orforgliprone :

« Les médicaments dont nous disposons actuellement, comme le sémaglutide et le tirzépatide (Mounjaro), sont des protéines complexes, constituées de séquences d’acides aminés. Ce sont des médicaments biologiques, dont la production est coûteuse et difficile. L’orforgliprone, en revanche, est une petite molécule non protéique, plus facile à fabriquer. C’est le premier traitement de ce type qui se rapproche de l’approbation pour l’obésité. »

Paulo Miranda, ancien président et coordinateur du Département international de la Société brésilienne d’endocrinologie et métabologie (SBEM)

Outre la commodité des pilules, de nouvelles options injectables sont également en développement. CagriSema, de Novo Nordisk, combine le sémaglutide à une molécule appelée cagrilintide, agissant selon un mécanisme différent. Les études ont démontré une réduction de poids de 22,7 % après 68 semaines, supérieure à celle observée avec Wegovy et Mounjaro (17,4 % après 68 semaines et 20,9 % après 72 semaines, respectivement).

Eli Lilly travaille également sur le rétatrutide, une nouvelle molécule prometteuse qui pourrait induire une perte de poids encore plus importante, se rapprochant des résultats obtenus avec la chirurgie bariatrique. Le rétatrutide simule l’action de trois hormones, ce qui en fait un médicament unique en son genre. Les premiers résultats des essais de phase 3 indiquent une réduction de poids sans précédent de 28,7 % en seulement 68 semaines.

Enfin, l’accès à des traitements moins chers est également attendu. Après une bataille juridique, le brevet du sémaglutide devrait expirer en mars au Brésil, ouvrant la voie à la commercialisation de versions génériques par des entreprises telles que Hypera Pharma, Biomm, Eurofarma, EMS et Fiocruz. Cette concurrence accrue devrait entraîner une baisse des prix, les génériques étant obligatoirement 35 % moins chers.

Le Dr Miranda conclut :

« Ces médicaments ne sont pas des solutions miracles, mais des interventions scientifiques importantes pour le traitement de l’obésité, une maladie multifactorielle. Associés à des changements de mode de vie, ils peuvent améliorer considérablement la qualité de vie des patients. Il n’existe pas de solution unique, le traitement doit être individualisé et suivi par un professionnel de santé. L’avantage actuel est que nous disposons de plusieurs options. »

Paulo Miranda, ancien président et coordinateur du Département international de la Société brésilienne d’endocrinologie et métabologie (SBEM)

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.