Publié le 14 janvier 2026 à 13h51. La Campanie, et en particulier la province d’Avellino, est confrontée à une pénurie alarmante de médecins généralistes, avec des centaines de postes vacants et un désintérêt croissant des jeunes médecins pour la profession.
- Sur 704 postes de médecins généralistes ouverts en Campanie, 348 restent à pourvoir.
- À Avellino, seulement 21 postes sur 48 ont été attribués.
- Le syndicat des médecins italiens dénonce une crise de vocation et des conditions de travail dégradées qui poussent les jeunes à se tourner vers d’autres spécialités.
La Région Campanie a récemment publié la liste des affectations de médecins de premier recours sur l’ensemble de son territoire. Cependant, les chiffres révèlent une situation préoccupante : sur les 704 postes disponibles, seuls 356 ont trouvé preneur. Les Autorités Sanitaires Locales (ASL) sont particulièrement touchées, avec des disparités importantes selon les provinces. L’ASL d’Avellino a ainsi pourvu à 21 postes sur 48, tandis que Bénévent a attribué 23 postes sur 33, Caserte 74 sur 106, l’ASL Napoli 1 Centro 51 sur 88, l’ASL Napoli 2 Nord 44 sur 93, l’ASL Napoli 3 Sud 81 sur 177 et Salerne 62 sur 159.
Cette pénurie de médecins généralistes suscite de vives inquiétudes au sein du Syndicat des Médecins Italiens (SMI). Giovanni Senese, secrétaire régional pour la Campanie, souligne l’existence d’une
« grave crise de vocation et de choix qui affecte la médecine générale. Dans certaines régions, aucun nouveau médecin n’arrivera. »
Giovanni Senese, secrétaire régional du SMI pour la Campanie Il attribue cette situation à de mauvais choix stratégiques opérés par le secteur public ces dernières années.
Selon le SMI, le problème ne se limite pas à un manque de candidats. De nombreux jeunes médecins préfèrent désormais s’orienter vers d’autres professions de santé, tandis que les médecins expérimentés, confrontés à des conditions de travail difficiles, anticipent leur départ à la retraite.
« Nous sommes également surpris par certaines initiatives de certaines autorités sanitaires locales, non partagées avec les syndicats de la catégorie, qui prévoient le partage des patients laissés sans médecin, parce que ce dernier est à la retraite, entre les médecins de l’AFT (agrégations fonctionnelles territoriales), ce qui entraîne la violation des plafonds établis. »
Giovanni Senese, secrétaire régional du SMI pour la Campanie Cette situation pourrait conduire à une surcharge de travail inacceptable pour les médecins restants, avec des charges de patients dépassant les deux mille par praticien, même sans personnel de soutien.
Le SMI met en garde contre les conséquences de cette surcharge, notamment sur la qualité des soins et la capacité des médecins de garde à assurer leurs missions, déjà mises à rude épreuve par les limites légales en vigueur. La situation est particulièrement critique dans les zones densément peuplées, où le manque de médecins généralistes pourrait compromettre l’accès aux soins pour une part importante de la population.
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