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« J’ai dû expliquer à ma femme pourquoi j’avais passé une nuit en prison »

Publié le 15 janvier 2026 à 12h05. Le chef étoilé José Andrés, figure emblématique de la gastronomie internationale et fondateur de l'organisation humanitaire World Central Kitchen, révèle avoir passé une nuit en prison aux États-Unis, une expérience qu'il…

« J’ai dû expliquer à ma femme pourquoi j’avais passé une nuit en prison »

Publié le 15 janvier 2026 à 12h05. Le chef étoilé José Andrés, figure emblématique de la gastronomie internationale et fondateur de l’organisation humanitaire World Central Kitchen, révèle avoir passé une nuit en prison aux États-Unis, une expérience qu’il attribue à des préjugés et à un malentendu avec les forces de l’ordre.

  • José Andrés, naturalisé américain, évoque une arrestation survenue après un contrôle routier.
  • L’incident est lié à la présence de couteaux professionnels dans le coffre de sa voiture.
  • Le chef dénonce les discriminations subtiles dont peuvent être victimes les personnes issues de la diversité.

Installé aux États-Unis depuis plus de vingt ans, José Andrés (56 ans) est devenu l’un des chefs les plus reconnus au monde, notamment grâce à son engagement humanitaire à travers World Central Kitchen. S’il continue de voyager à travers le globe, il réside à Washington, où il gère ses affaires et sa carrière. L’obtention de la nationalité américaine lui a permis de s’établir durablement sur le territoire, mais son parcours n’a pas été exempt de difficultés.

Lors d’une récente interview à la chaîne SER, le chef a raconté une expérience particulièrement troublante : une nuit passée en prison. Il a expliqué qu’il avait eu un accrochage avec un policier, qu’il jugeait injuste. « Finalement, le problème a été résolu car j’avais déjà beaucoup de gens qui me connaissaient à Washington… », a-t-il confié. Il a dû expliquer à sa femme les circonstances de son arrestation, tout en soulignant que cet incident pouvait arriver à n’importe qui.

L’incident en question remonte à un contrôle routier. José Andrés circulait à 30 miles par heure (environ 48 km/h) dans une zone limitée à 20 miles par heure (environ 32 km/h). Le policier a été interpellé par la présence de nombreux couteaux dans le coffre de sa voiture. Le chef a tenté d’expliquer qu’il s’agissait d’outils de travail indispensables à son métier, mais le policier n’a pas été convaincu et l’a emmené au poste.

Le chef a expliqué la situation en ces termes :

« J’ai eu quelques incidents, une fois où j’ai fini en prison, avec un policier que je pense était injuste. »

José Andrés, chef cuisinier

Quelques heures plus tard, grâce à l’intervention de son entourage, José Andrés a pu être libéré. Quelques jours après, il a même rencontré à nouveau le policier, qui lui a rendu son permis de conduire. « On croyait que je m’amusais et je me suis retrouvé contre la voiture, je me suis retrouvé dans une cellule de prison. J’y suis resté deux ou trois heures. C’était une aventure », a-t-il raconté avec un sourire lors d’une apparition dans l’émission « El Hormiguero ».

Au-delà de cette anecdote personnelle, José Andrés a profité de cette occasion pour dénoncer les discriminations dont peuvent être victimes les personnes issues de la diversité aux États-Unis, et plus largement dans le monde. Il a souligné que le simple fait d’avoir une apparence différente, un accent étranger ou une religion différente pouvait entraîner des préjugés et des traitements injustes.

« Dans un pays comme les États-Unis, ce qui nous arrive aussi en Espagne, dans un pays qui n’est pas comme nous, qui n’a pas un accent comme nous ou qui s’habille différemment ou a une religion différente, nous commençons à montrer certains cas de xénophobie. Pas seulement aux États-Unis. »

José Andrés, chef cuisinier

José Andrés a également évoqué la chance qu’il a eue de s’implanter aux États-Unis, reconnaissant que ce n’est pas une mince affaire pour tout le monde. Il a souligné que son apparence physique – ses yeux bleus et ses cheveux blonds – lui avaient peut-être ouvert certaines portes, tandis que d’autres, moins privilégiés, pourraient avoir rencontré des obstacles plus importants.

José AndrésJosé Andrés

Quelques jours plus tard, il a rencontré à nouveau ce policier et ils se sont serré la main.

@elhormiguero

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À propos de l’auteur: Antoine Girard

Antoine Girard couvre la culture et le divertissement, du cinéma à la musique en passant par les séries, les livres et les arts visuels. Il cherche à éclairer les œuvres, les tendances et leur réception.