Le président américain Donald Trump a annoncé un accord historique avec le Venezuela prévoyant le contrôle majoritaire de plus de 65 milliards de barils de pétrole. Cette transaction vise à faire baisser les prix de l’essence aux États-Unis, tandis que Caracas anticipe des investissements massifs dans son secteur énergétique.
Les États-Unis ont conclu un accord avec le Venezuela pour prendre le contrôle de plus de 65 milliards de barils de réserves pétrolières, selon une annonce faite vendredi par le président américain Donald Trump sur les réseaux sociaux. Décrit par Washington comme le plus grand accord pétrolier de l’histoire mondiale
, cet arrangement vise à doubler les réserves pétrolières officielles du pays nord-américain tout en cherchant à soulager les consommateurs face à la cherté des carburants.
Un accord négocié avec Caracas dans un contexte de tensions énergétiques mondiales
L’opération fait suite à l’arrestation, au début de l’année, du président vénézuélien Nicolás Maduro lors d’une intervention menée par les forces américaines à Caracas. Depuis cette transition, l’administration américaine cherche à relancer l’exploitation des ressources énergétiques vénézuéliennes. Donald Trump a précisé que le pacte a été conclu en étroite collaboration avec la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, et par le biais d’un partenariat avec des entreprises privées.


L’annonce intervient alors que les États-Unis subissent une forte pression sur les prix à la pompe. Le prix moyen du carburant s’élevait à US$4.09 le gallon le samedi de l’annonce, d’après les données de l’association AAA, contre US$3.21 un an plus tôt. Cette tension sur les marchés coïncide avec les répercussions de la guerre au Moyen-Orient et le ralentissement du trafic de brut à travers le détroit d’Ormuz, par lequel transitait une part importante de l’approvisionnement mondial en pétrole avant le conflit, selon les données relayées par la presse internationale.
En parallèle, les stocks stratégiques américains sont descendus sous la barre des 300 millions de barils au mois d’août, atteignant leur niveau le plus bas depuis novembre 1982 selon l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA).
Promesses d’investissements massifs et de recettes fiscales pour le Venezuela
Du côté de Caracas, les autorités se préparent à officialiser les termes de cet engagement. Le plan prévoit le développement de 17 champs stratégiques abritant les 65 milliards de barils concernés, selon les précisions communiquées par le gouvernement vénézuélien. Delcy Rodríguez a récemment pris des mesures législatives ouvrant le secteur énergétique à la privatisation, renversant ainsi les nationalisations menées par le passé sous la présidence de Hugo Chávez.
Le défi persistant des infrastructures et la prudence des majors pétrolières
Malgré l’ampleur des réserves prouvées du pays sud-américain, estimées à plus de 303 milliards de barils — soit une part importante des réserves mondiales —, la production vénézuélienne actuelle plafonne en raison de décennies de dégradation des infrastructures et d’un manque criant d’entretien.
Alors que la signature officielle des documents par les responsables de Caracas est attendue pour la semaine prochaine, la Maison-Blanche n’a pas encore divulgué l’identité précise des entreprises privées associées à cette opération d’envergure.
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