Morgan Stanley a enregistré une performance trimestrielle exceptionnelle, propulsée par une forte activité dans la banque d’investissement et une croissance continue de sa division de gestion de patrimoine. Les résultats, publiés le 15 janvier 2026, ont largement dépassé les attentes des analystes, entraînant une hausse significative du cours de l’action.
L’action de la banque américaine a bondi de plus de 4 %, clôturant à 189,52 $ (environ 170 €) après avoir terminé la séance précédente à 180,78 $. Cette progression est principalement due à une augmentation spectaculaire de 47 % des revenus de la banque d’investissement, atteignant 2,41 milliards de dollars (environ 2,25 milliards d’euros). L’activité de conseil en fusions-acquisitions et les commissions sur les émissions de dettes ont particulièrement contribué à ce succès.
Au total, Morgan Stanley a affiché un bénéfice par action de 2,68 $, supérieur au consensus des analystes qui le prévoyaient à 2,44 $. Le chiffre d’affaires total s’est élevé à 17,89 milliards de dollars (environ 16,7 milliards d’euros), dépassant également les estimations de 17,75 milliards de dollars.
La division de banque d’investissement a vu ses revenus grimper à 2,41 milliards de dollars, contre 1,64 milliard de dollars un an plus tôt. Cette croissance est liée à un volume important de transactions de fusions-acquisitions, qui ont porté le total des transactions mondiales à plus de 5 100 milliards de dollars en 2025. Les revenus liés à la souscription de dettes ont presque doublé, atteignant 785 millions de dollars (environ 735 millions d’euros), tandis que la souscription d’actions a progressé de 8,6 %.
La division des marchés de capitaux a généré 7,93 milliards de dollars de revenus au cours du trimestre, légèrement au-dessus des prévisions des analystes (7,89 milliards de dollars). Le trading d’actions a enregistré des performances record, stimulées par les mouvements de portefeuille des clients dans un contexte de volatilité accrue, influencée par les anticipations concernant la politique monétaire et l’impact de l’intelligence artificielle sur les marchés.
Morgan Stanley a joué un rôle de premier plan dans plusieurs introductions en bourse majeures, notamment celles de BETA Technologies, Andersen Group et Medline, cette dernière étant la plus importante de l’année 2025. La banque a également agi en tant que conseiller exclusif de Meta dans le cadre d’une coentreprise avec Blue Owl Capital visant à développer un centre de données Hyperion en Louisiane.
Parallèlement, la division de gestion de patrimoine a continué sur sa lancée, avec une augmentation de 13 % de son chiffre d’affaires, atteignant 8,43 milliards de dollars au cours du trimestre. Cette performance est due à la hausse des marchés financiers et à l’afflux net de nouveaux actifs, s’élevant à 122,3 milliards de dollars, incluant les contributions des clients introduits par la division de banque d’investissement.
Le total des actifs gérés par la banque a atteint 7 380 milliards de dollars, en hausse de 5 % par rapport au trimestre précédent et de 19 % sur un an. Les flux d’actifs rémunérés se sont élevés à 45,6 milliards de dollars, confirmant le rôle de cette division comme source de revenus stable, capable de compenser la volatilité des activités de trading et d’investissement.
Sharon Yeshaya, directrice financière de Morgan Stanley, a souligné que la banque se rapproche de son objectif à long terme de 10 000 milliards de dollars d’actifs clients sous gestion, témoignant du succès de sa stratégie intégrée de gestion de patrimoine. La division de gestion des investissements a également enregistré un chiffre d’affaires net record de 6,5 milliards de dollars pour l’année, avec un chiffre d’affaires trimestriel de 1,72 milliard de dollars, en hausse de 5 % sur un an.
Les dirigeants de Morgan Stanley se sont montrés optimistes quant aux perspectives d’avenir, citant l’enthousiasme croissant autour de l’intelligence artificielle et les anticipations de baisses de taux d’intérêt par la Réserve fédérale comme des facteurs susceptibles de stimuler l’activité des entreprises. La banque prévoit une augmentation des transactions dans les secteurs de la santé et de l’industrie, ainsi qu’un regain d’intérêt des fonds de capital-investissement pour les fusions-acquisitions et les introductions en bourse.
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