Publié le 2026-01-15 22:11:00. Des chercheurs de l’Université d’État de Louisiane mènent des investigations sur l’herpèsvirus équin-1 (EHV-1) suite à une épidémie survenue aux États-Unis en 2025, dans l’espoir de mieux comprendre la persistance du virus et de développer de nouveaux vaccins.
- L’EHV-1 peut provoquer des problèmes respiratoires, neurologiques et des avortements chez les juments.
- Un vaccin existe pour la forme respiratoire, mais la recherche se concentre sur la myéloencéphalopathie à herpèsvirus équin (EHM), une forme neurologique plus grave.
- Le virus se transmet facilement entre les chevaux et peut être véhiculé par les humains via des surfaces contaminées.
Une équipe de l’Université d’État de Louisiane (LSU) à Baton Rouge s’est lancée dans une étude approfondie de l’herpèsvirus équin-1 (EHV-1) après une épidémie qui a touché les États-Unis en 2025. L’objectif principal de cette recherche est de déterminer où le virus se cache dans l’organisme pendant sa phase de latence, c’est-à-dire lorsqu’il est présent sans provoquer de symptômes.
L’EHV-1 est connu pour provoquer principalement des affections respiratoires chez les chevaux. Cependant, il peut également entraîner des maladies neurologiques graves, regroupées sous le terme de myéloencéphalopathie à herpèsvirus équin (EHM), ainsi que des avortements chez les juments gestantes, selon les informations fournies par la LSU. Bien qu’un vaccin soit actuellement disponible pour prévenir la forme respiratoire de l’EHV-1, les travaux menés à LSU visent à ouvrir la voie au développement d’un vaccin efficace contre la forme neurologique, l’EHM, qui représente un défi majeur pour la santé équine.
La transmission de l’EHV-1 se fait par contact direct avec des écoulements nasaux infectés et par voie aérienne, via des gouttelettes expulsées lors de la respiration des chevaux. Le virus peut également survivre sur des surfaces contaminées telles que les boxes, la nourriture, le matériel d’équitation et les véhicules de transport. Il est important de noter que les humains peuvent également jouer un rôle dans la propagation indirecte de l’infection en transportant le virus sur leurs mains, leurs vêtements et leur équipement.
Les signes cliniques d’une infection par l’EHV-1 peuvent varier. Ils incluent de la fièvre, un écoulement nasal, un gonflement des ganglions lymphatiques, une léthargie générale et, dans le cas des juments gestantes, un avortement tardif qui peut survenir jusqu’à deux mois après l’infection initiale. Les symptômes de l’EHM, quant à eux, se manifestent par une incapacité à se tenir debout, un manque de coordination, une incontinence urinaire, une forte fièvre et une perte de sensibilité dans la région de la queue et du périnée, comme le précise l’École de médecine vétérinaire de LSU.
Image courtesy of Louisiana State University
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