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Les exportations vers les États-Unis chutent de 51 % en novembre

Publié le 15 janvier 2026 12:11:00. Les exportations irlandaises vers les États-Unis ont connu une forte baisse en novembre, mais restent globalement en hausse sur l'ensemble de l'année 2025, reflétant une anticipation des droits de douane américains et…

Les exportations vers les États-Unis chutent de 51 % en novembre

Publié le 15 janvier 2026 12:11:00. Les exportations irlandaises vers les États-Unis ont connu une forte baisse en novembre, mais restent globalement en hausse sur l’ensemble de l’année 2025, reflétant une anticipation des droits de douane américains et un retour à des niveaux d’activité plus normaux après une année exceptionnelle.

  • Les exportations vers les États-Unis ont chuté de 51 % en novembre, s’élevant à 3,9 milliards d’euros (4,2 milliards USD).
  • Cependant, sur la période de janvier à novembre, les exportations vers les États-Unis ont augmenté de 60 % sur un an, atteignant 108,4 milliards d’euros (117,5 milliards USD).
  • Les exportations globales de l’Irlande ont diminué de 17 % en novembre, mais ont progressé de 18 % sur les onze premiers mois de l’année.

Selon les derniers chiffres publiés par le Bureau central des statistiques (CSO), les exportations irlandaises vers les États-Unis ont subi un recul marqué en novembre dernier. Ce ralentissement, qui s’est traduit par une baisse de 51 % par rapport à l’année précédente, s’explique en grande partie par un tassement des expéditions dans le secteur pharmaceutique. Néanmoins, l’Irlande affiche une performance positive sur l’ensemble de l’année 2025, avec une augmentation globale de 60 % des exportations vers son partenaire américain, atteignant 108,4 milliards d’euros (117,5 milliards USD) entre janvier et novembre.

Ce dynamisme sur les premiers mois de l’année est interprété comme une anticipation des éventuels droits de douane américains, incitant les exportateurs à avancer leurs livraisons. Les États-Unis, les Pays-Bas et la Belgique demeurent les principaux débouchés pour les produits irlandais, représentant respectivement 22,9 % (3,9 milliards d’euros / 4,2 milliards USD), 12,1 % (2,1 milliards d’euros / 2,27 milliards USD) et 11,9 % (2 milliards d’euros / 2,16 milliards USD) du total des exportations en novembre.

Dans l’ensemble, les exportations irlandaises ont connu une baisse de 17 % en novembre, s’établissant à 3,5 milliards d’euros (3,78 milliards USD). Toutefois, sur les onze premiers mois de l’année, elles ont progressé de 18 %, atteignant 37,4 milliards d’euros (40,4 milliards USD). Parallèlement, les importations de biens ont légèrement augmenté de 1,8 %, passant de 215 millions d’euros (232,5 millions USD) à 12 milliards d’euros (13,03 milliards USD) en novembre.

L’Irlande importe principalement des biens en provenance des États-Unis (14,2 % du total, soit 1,7 milliard d’euros / 1,84 milliards USD), du Royaume-Uni (11,8 %, soit 1,4 milliard d’euros / 1,51 milliards USD) et de la Chine (10,9 %, soit 1,3 milliard d’euros / 1,40 milliards USD). Les exportations vers le Royaume-Uni ont diminué de 0,7 % en novembre, tandis que les importations en provenance de ce pays ont augmenté de 4,2 %.

Carol Lynch, responsable des services des douanes et du commerce international chez BDO, souligne que les données d’octobre et de novembre révèlent un ralentissement après une période d’activité exceptionnellement forte dans le secteur pharmaceutique.

« En apparence, cela semble dramatique, les expéditions pharmaceutiques à destination des États-Unis tombant bien en dessous de leurs niveaux d’un an plus tôt. Cependant, ces fluctuations mensuelles doivent être considérées dans le contexte de l’année dans son ensemble. »

Carol Lynch, responsable des services des douanes et du commerce international chez BDO

Elle explique que la forte croissance des exportations pharmaceutiques vers les États-Unis en début d’année suggère que la baisse observée en novembre reflète davantage un décalage temporel qu’une détérioration réelle de la demande. Selon elle, les données actuelles indiquent un retour à des schémas commerciaux plus normaux après une année particulièrement intense.

« Pour les investisseurs comme pour les décideurs politiques, il faut espérer que la véritable histoire n’est pas une baisse de la demande mais un calendrier d’expédition inégal dans le secteur pharmaceutique. »

Carol Lynch, responsable des services des douanes et du commerce international chez BDO

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.