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“J’ai continué à faire le mauvais choix”

by Nicolas Lefèvre

Publié le 16 janvier 2026 à 10h28. Lors du quatrième jour du procès pour agressions sexuelles à Barendrecht, l’accusé Mels van B. a admis n’avoir rien fait pour empêcher les abus, reconnaissant qu’il avait les moyens d’agir.

  • Mels van B. a reconnu avoir eu la possibilité d’empêcher les abus mais avoir fait le mauvais choix.
  • Il a expliqué qu’il n’avait pas évoqué les abus avec un psychologue par peur de les rendre « tangibles ».
  • L’accusé a précédemment avoué avoir agressé sexuellement des dizaines de jeunes filles, droguées au préalable.

Devant le tribunal, Mels van B. a déclaré :

« Vais-je choisir la facilité et me cacher derrière des désordres et des excuses ? Non. Je n’ai rien fait pour empêcher les abus. »

Interrogé sur sa capacité à discerner le bien du mal, et sur le fait qu’il aurait pu demander de l’aide à un médecin généraliste ou à un psychologue, Van B. a répondu qu’il avait eu ce choix.

« J’aurais pu l’empêcher, mais j’ai continué à faire le mauvais choix. »

Il a également admis qu’il consultait un psychologue, mais qu’il n’avait jamais abordé le sujet des abus, craignant qu’ils ne deviennent alors « tangibles » pour lui.

« En ensuite, cela aurait été révélé, mais il y aurait alors eu beaucoup moins de victimes. »

Ces aveux interviennent après les témoignages poignants des victimes et de leurs familles. Les victimes ont décrit l’effondrement de leur monde, partageant leur douleur et leur traumatisme.

Mels van B. avait avoué plus tôt avoir drogué des dizaines de jeunes filles avec de fortes doses de somnifères avant de les agresser sexuellement. Les abus se sont produits dans sa maison à Barendrecht et dans une caravane située dans un camping à Hoeven, dans le Brabant. Des images de ces agressions ont été retrouvées.

Suite à une expertise psychologique au Pieter Baancentrum, les experts ont identifié divers troubles chez l’accusé. Ils ont estimé que les chances de succès d’une thérapie étaient faibles et ont recommandé une mesure de sécurité avec traitement obligatoire (TBS).

Le ministère public doit prononcer sa sentence plus tard dans la journée, après d’autres témoignages de victimes.

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