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Donald Trump menace d’imposer des droits de douane aux pays qui ne soutiennent pas son intention d’intégrer le Groenland aux États-Unis

by Clara Dubois

Publié le 16 janvier 2026 à 16h06. L’ancien président américain Donald Trump a menacé d’imposer des droits de douane aux pays qui ne soutiendraient pas son projet d’acquérir le Groenland, ravivant les tensions autour de l’île arctique riche en ressources naturelles.

  • Donald Trump envisage de recourir à des droits de douane pour faire pression en faveur de l’acquisition du Groenland.
  • Le Danemark et plusieurs pays européens ont renforcé leur présence militaire au Groenland en réponse aux ambitions américaines.
  • L’intérêt de Trump pour le Groenland est principalement motivé par les vastes réserves de ressources naturelles de l’île, notamment les terres rares.

Dans une déclaration faite lors d’une table ronde sur la santé à la Maison Blanche, Donald Trump a affirmé qu’il pourrait imposer des sanctions économiques aux nations qui s’opposeraient à son projet d’acquérir le Groenland.

« Je pourrais imposer des droits de douane aux pays s’ils n’acceptent pas l’affaire du Groenland, parce que nous avons besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale. Alors il pourrait le faire »

Donald Trump, président des États-Unis

Cette menace s’inscrit dans une stratégie de pression croissante exercée par l’ancien président pour prendre le contrôle de l’île autonome de l’Arctique, allant jusqu’à évoquer la possibilité d’une intervention militaire si nécessaire.

Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier 2025, Donald Trump a déjà utilisé les droits de douane comme levier politique contre ses partenaires commerciaux. Des tarifs douaniers ont ainsi été augmentés sur les importations en provenance du Brésil et de l’Inde, atteignant jusqu’à 50 %, en représailles aux politiques adoptées envers l’ancien président brésilien Jair Bolsonaro et aux achats de pétrole brut russe.

La réaction internationale ne s’est pas fait attendre. Face aux ambitions américaines, le Danemark a immédiatement renforcé sa présence militaire au Groenland et a lancé des manœuvres militaires pour rassurer Washington concernant la sécurité de l’île et de la région arctique. La France, l’Allemagne, la Suède, la Norvège, la Finlande et les Pays-Bas ont également annoncé l’envoi de troupes au Groenland, invoquant la nécessité de renforcer la sécurité nationale et d’empêcher l’île de tomber sous l’influence de la Chine ou de la Russie.

La Maison Blanche a minimisé l’impact de ces déploiements militaires, assurant qu’ils n’affectaient “du tout” l’objectif de Donald Trump de contrôler le Groenland, une île riche en métaux précieux et en terres rares. Le gouvernement danois, pour sa part, a réaffirmé la souveraineté du Groenland et a rejeté les prétentions américaines, tout en proposant la création d’un groupe de travail conjoint avec l’administration Trump pour tenter de résoudre les “désaccords” sur cette question.

Qu’est-ce qui motive l’obsession de Trump pour le Groenland ?

L’intérêt de Donald Trump pour le Groenland est avant tout lié à la richesse de ses ressources naturelles. Avec une superficie de 2,1 millions de kilomètres carrés (quatre fois la taille de l’Espagne), l’île abrite d’importantes réserves de pétrole, de fer, de graphite, de tungstène, de palladium, de vanadium, de zinc, d’uranium, de cuivre et d’or. Mais ce sont surtout ses réserves considérables de terres rares – notamment le lanthane, le cérium, le néodyme et l’yttrium – qui attirent l’attention des États-Unis.

Selon les estimations de l’US Geological Survey, le Groenland possède 1,5 million de tonnes de terres rares, ce qui en fait le huitième territoire mondial en termes de réserves. Deux gisements situés dans le sud de l’île sont considérés parmi les plus importants au monde, bien qu’aucun ne soit actuellement exploité. L’Union européenne a identifié 25 des 34 matières premières essentielles de l’île comme étant cruciales pour sa transition écologique et a conclu en 2023 un accord avec le gouvernement groenlandais pour développer ces ressources.

Washington avait également signé un protocole d’accord avec le Groenland en 2019, sous la première présidence de Trump, pour explorer conjointement le territoire à la recherche de gisements et échanger des connaissances scientifiques et techniques en matière d’exploitation des terres rares et d’autres ressources minérales. Cet accord est actuellement en cours d’expiration, malgré les tentatives américaines de le renouveler.

L’intérêt d’une société australienne pour le gisement de Kringlerne, situé près de Qaqortoq, la plus grande ville du sud du Groenland (environ 3 000 habitants), est également pointé du doigt comme l’un des facteurs qui motivent la détermination de Trump à reprendre le contrôle du territoire. En 2019, avant d’exprimer publiquement son intention d’acheter le Groenland, Donald Trump avait invité Greg Barnes, un géologue australien qui promeut le gisement de Qaqortoq depuis 2001, à la Maison Blanche pour lui présenter son potentiel.

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Xi Jinping

Une délégation bicamérale de parlementaires américains a souligné ce vendredi, après une réunion au Parlement danois, le respect de la souveraineté du Danemark et le droit à l’autodétermination du Groenland.

« Nous avons parlé de la valeur de l’OTAN et de l’obligation de respecter les principes fondamentaux de souveraineté, d’intégrité territoriale et d’autodétermination »

Chris Coons, sénateur démocrate du Delaware

Le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen, a insisté sur le fait qu’une acquisition du Groenland est “hors de question”, ajoutant que “ni le Danemark ni le Groenland ne le veulent et cela viole toutes les règles internationales”.

*Avec informations de l’AFP et de l’EFE

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