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Joe Rogan, partisan de Trump, compare l’ICE à la Gestapo

by Clara Dubois

Publié le 16 janvier 2026 à 20h16. Le célèbre podcasteur Joe Rogan, souvent perçu comme un influenceur auprès des républicains, prend ses distances avec les opérations controversées de l’agence américaine de l’Immigration et des Douanes (ICE) sous l’administration Trump, suscitant un débat aux États-Unis.

  • Joe Rogan critique ouvertement une opération de l’ICE qui a conduit à la mort d’une Américaine.
  • Il compare l’ICE à la Gestapo, la police politique du régime nazi, soulevant une vive polémique.
  • Des experts républicains estiment que ces prises de position pourraient nuire à Donald Trump auprès de son électorat.

Joe Rogan, dont le podcast « The Joe Rogan Experience » attire en moyenne 10 millions d’auditeurs par épisode, est une figure influente du paysage médiatique américain, notamment auprès des électeurs indécis. Connu pour avoir affiché son soutien à Donald Trump lors de la campagne présidentielle de 2024, il a récemment exprimé des critiques virulentes à l’égard de l’administration Trump dans son émission.

L’animateur s’est notamment exprimé sur le cas de Renée Nicole Good, une citoyenne américaine tuée par balle par un agent de l’ICE dans l’État du Minnesota la semaine dernière. L’incident, largement documenté par de nombreuses vidéos diffusées en ligne, a provoqué l’indignation de certains électeurs de Trump. Plus d’informations sur l’incident au Minnesota.

« Pour moi, cela me semblait incroyablement faux. »

Dans son podcast, Joe Rogan a qualifié la mort de Renée Nicole Good de « terrible tragédie », déclarant :

« Je sais que la situation était très tendue, mais pour moi, cela me semblait incroyablement mauvais. »

Joe Rogan

Il a ajouté que de tels événements le troublaient particulièrement lorsqu’ils impliquaient des femmes.

Rogan s’est également montré critique envers l’agence ICE en général, exprimant son incompréhension face à une politique qu’il juge trop agressive.

« Je peux comprendre le point de vue de ceux qui disent : ‘Vous ne voulez pas que des forces armées courent dans les rues pour arrêter des gens, dont beaucoup se révèlent être des citoyens américains qui n’ont tout simplement pas leurs papiers sur eux.’ »

Joe Rogan

Il a ensuite posé la question suivante :

« Voulons-nous vraiment devenir la Gestapo ? Sommes-nous vraiment arrivés à ce point ? »

Joe Rogan

La Gestapo était la police politique du régime nazi allemand entre 1933 et 1945.

« C’est moche à voir »

Ces déclarations contrastent avec la position du vice-président américain JD Vance, qui a assuré aux agents de l’ICE qu’ils bénéficieraient d’une « immunité absolue » après le décès de Renée Nicole Good, affirmant que la victime avait tenté de renverser l’agent avec sa voiture et qu’elle était donc une « terroriste nationale ».

Rogan, cependant, semble avoir une interprétation différente des images de l’incident :

« C’est très moche de voir quelqu’un tirer au visage sur un citoyen américain. Cela avait l’air terrible. Quand les gens disent que c’était justifié parce qu’elle l’a heurté avec la voiture, pour moi, cela ressemblait plus à une direction de la voiture sur le côté. »

Joe Rogan

@terfralilo197714

Dans un récent épisode de « The Joe Rogan Experience », Joe Rogan a comparé l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) des États-Unis à la Gestapo, s’opposant ouvertement au président Donald Trump et aux politiques d’application de l’immigration de son administration. Il a exprimé son choc face à la mort par balle de Gudiel, 37 ans, par un agent de l’ICE à Minneapolis, qualifiant l’incident d'”horrible”, remettant en question la justification de l’événement par l’administration Trump et critiquant la militarisation de l’application de l’ICE. Il a même posé la question rhétorique : « Allons-nous vraiment devenir la Gestapo ? », suggérant que cette approche agressive de répression pourrait nuire à la confiance fondamentale au sein de la société libre américaine.

♬ Son original – Guérir

Les déclarations de Rogan suscitent de vives réactions dans les médias américains. CNN a interrogé l’ancien stratège républicain David Urban, qui a estimé que l’opinion de Rogan reflétait un sentiment répandu au sein de l’électorat républicain :

« Cette attitude est omniprésente. Beaucoup de gens ont voté pour Trump parce qu’ils voulaient voir les frontières devenir plus sûres. Mais ce qu’ils ne veulent pas voir, ce sont des hommes masqués courant dans la rue pour demander leurs papiers aux Américains et les arrêter. »

David Urban

Urban estime que cette stratégie pourrait coûter des voix à Trump. « Cela aura un impact sur le nombre d’électeurs. L’immigration était le domaine le plus fort de Trump. Cette stratégie l’affaiblit désormais dans ce domaine. S’il perd également Joe Rogan, il aura un problème », a-t-il conclu.

« Il n’est pas surprenant que les gens n’apprécient pas l’arrivée d’ICE. »

Le stratège a également comparé la situation à celle de l’administration Obama, qui avait également procédé à des expulsions, mais en ciblant principalement les personnes interceptées à la frontière, et non celles déjà intégrées dans la société américaine. Il a ajouté :

« Il n’est pas surprenant que les gens n’apprécient pas que l’ICE se présente et emmène des personnes avec lesquelles ils entretiennent une sorte de relation. »

David Urban

Dans le même reportage, la commentatrice politique de CNN, Karen Finney, a souligné que le problème ne se limitait pas à l’expulsion de personnes, mais aussi à la manière dont ces opérations étaient menées :

« C’est la façon dont cela se fait. Avec la violence. Avec la terreur. »

Karen Finney

« C’est exactement pour cela qu’il a voté »

Sur les réseaux sociaux, les réactions aux déclarations de Joe Rogan sont partagées. Certains de ses partisans républicains se disent déçus, tandis que d’autres estiment qu’il a simplement exprimé les conséquences logiques de ses choix politiques.

Ce n’est pas la première fois que Joe Rogan critique l’ICE. Dans des épisodes précédents de son podcast, il avait déjà dénoncé la politique d’expulsion massive de Donald Trump et qualifié les raids de l’agence d’immigration et des douanes de « putain de cinglés ».

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