Publié le 17 janvier 2026 à 11h04. Le parti d’extrême droite autrichien FPÖ a tenu une réunion du Nouvel An à Klagenfurt, marquée par un discours virulent de son leader, Herbert Kickl, et une démonstration de force visant à galvaniser ses troupes en vue des prochaines élections.
- Herbert Kickl a dénoncé la coalition gouvernementale actuelle, la qualifiant de « monstre » et promettant une « nouvelle ère » pour l’Autriche.
- Plusieurs figures importantes du FPÖ et d’autres régions ont assisté à la réunion, signalant une unité affichée au sein du parti.
- Kickl a critiqué le discours du président fédéral Alexander Van der Bellen sur le « patriotisme européen », plaidant pour un « patriotisme autrichien ».
La réunion du Nouvel An du FPÖ, qui s’est tenue à Klagenfurt, a rassemblé environ 5 000 responsables et sympathisants. L’événement a débuté de manière spectaculaire, avec l’entrée en scène d’Herbert Kickl sur les accords de Metallica, « Enter Sandman », escorté par des gardes du corps. Avant lui, le porte-parole à la sécurité et président du parti municipal de Klagenfurt, Gerhard Darmann, avait lancé les hostilités, appelant à l’unité et évoquant l’histoire de la Carinthie.
Darmann a cité le chant patriotique carinthien « Où le courage masculin et la loyauté féminine se sont à nouveau battus pour leur patrie » et a nommé les différents responsables du parti présents. Il a également souligné l’absence de Markus Abwerzger, gouverneur du Tyrol, contraint de renoncer à participer en raison d’un accident de ski. Parmi les personnalités notables présentes figuraient les gouverneurs de la Styrie, Mario Kunasek, de Haute-Autriche, Manfred Haimbuchner, de Salzbourg, Marlene Svazek, et de Basse-Autriche, Udo Landbauer, ainsi que Christoph Luisser, un « défenseur du peuple assez controversé », et le président du Conseil national, Walter Rosenkranz.
Le leader du FPÖ, Herbert Kickl, a été accueilli par des chants enthousiastes de « Herbert, Herbert ». Il a ensuite pris la parole pour dénoncer la coalition tripartite au pouvoir, la qualifiant de « monstre » et d’« hydre » à trois têtes, accusée de semer la confusion en Autriche. Il a promis que 2026 serait « l’année de la liberté » et a appelé à des élections anticipées, excluant toute négociation avec le parti conservateur ÖVP.
« Ce sera une nouvelle ère, un nouveau lever de soleil. »
Herbert Kickl, leader du FPÖ
Kickl a également attaqué le président fédéral Alexander Van der Bellen, critiquant son appel au « patriotisme européen » et plaidant pour un « patriotisme autrichien ». Il a dénoncé le compromis comme étant « le mal fondamental de ce pays », soulignant que Jörg Haider s’était battu contre cette culture de la négociation.
Le leader du FPÖ a également évoqué la récente création d’une radio internet du parti, « Autriche d’abord », qu’il considère comme un signe de « tournant ». Il a également fait référence à une formule, 2-1-0 (2% d’inflation, 1% de croissance économique, tolérance zéro pour les intolérants), publiée par Christian Stocker, un membre du parti.
En conclusion, Kickl a exhorté ses partisans à rester mobilisés, affirmant que l’avenir de l’Autriche était entre leurs mains. Il a terminé son discours en citant Erich Maria Remarque :
« J’ai toujours pensé que tout le monde était contre la guerre, jusqu’à ce que je découvre qu’il y en a qui sont pour, surtout ceux qui ne sont pas obligés d’y aller. »
Erich Maria Remarque
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