Publié le 17 janvier 2026 à 20h15. Une mère de famille et ses deux fils, originaires de l’île d’Arranmore en Irlande, se préparent à un défi exceptionnel : traverser l’océan Atlantique à la rame, participant à l’une des courses d’endurance les plus exigeantes au monde.
- Sharon, Evan et Glenn O’Donnell prendront le départ de la course « World’s Toughest Row » en décembre 2026.
- Ils parcourront près de 4 800 kilomètres (3 000 miles) à la rame, des îles Canaries (La Gomera) jusqu’à Antigua dans les Caraïbes.
- L’objectif de cette aventure est de collecter des fonds pour la Royal National Lifeboat Institution (RNLI), l’organisation de sauvetage maritime britannique et irlandaise.
Sharon O’Donnell, éducatrice de la petite enfance, n’en est pas à son premier défi de haute mer. Elle a déjà participé à la Clipper Round the World Yacht Race, une course à la voile autour du monde. C’est lors de la cérémonie de remise des prix à Seattle qu’elle a été inspirée par l’idée de participer au « World’s Toughest Row », après avoir visionné une vidéo de rameurs traversant l’océan sur un petit bateau. Elle s’était initialement inscrite seule, mais ses fils, Evan et Glenn, ont rapidement souhaité se joindre à elle pour former une équipe familiale.
« Nous ne serons que trois à bord et ce sera extrêmement éprouvant », explique Sharon. « Il faudra ramer en continu pour faire avancer le bateau. » L’équipage prévoit de se relayer toutes les deux heures, de jour comme de nuit, avec des pauses minimales pour manger, se reposer et effectuer les vérifications nécessaires.
Le parcours débutera à La Gomera, où les conditions météorologiques peuvent être difficiles malgré la chaleur. Les rameurs devront ensuite affronter les courants de l’Atlantique Nord avant d’atteindre des eaux plus calmes et plus chaudes, qui présentent également leurs propres défis.
L’équipe, baptisée Trasna na dtonnta (À travers les vagues), naviguera à bord d’un bateau océanique à rames R45, construit par Rannoch Adventure. Ce bateau mesure un peu plus de huit mètres de long et ne dépasse que de 25 centimètres (dix pouces) la surface de l’eau. Ils envisagent d’acquérir un bateau ayant déjà participé à l’édition actuelle de la course, une fois celle-ci terminée.
Sharon s’est rendue à La Gomera en décembre dernier pour assister au départ de la course et rencontrer d’autres participants, afin de se familiariser avec les conditions et les exigences de la traversée. Elle a pu constater que les équipages ne se croiseront probablement jamais un autre navire une fois en mer, mais qu’ils resteront en contact quotidien avec les responsables de la sécurité de la course par satellite.
Malgré l’ampleur du défi, Sharon insiste sur le fait que la vie familiale doit continuer normalement. « Nous adapterons la préparation à nos vies et à nos engagements », affirme-t-elle. « Il y a beaucoup de travail en coulisses : création du site web, gestion des réseaux sociaux, collecte de fonds et formation d’un comité de soutien. »
L’équipe bénéficie d’un fort soutien de la communauté d’Arranmore. « Les gens sont surpris, mais pas étonnés que nous nous lancions dans une aventure pareille », confie Sharon. « Tout le monde nous a apporté un soutien considérable. »
Le nom de l’équipe, Trasna na dtonnta, est un hommage à leur île natale et à leur héritage linguistique. La famille parle irlandais à la maison et prévoit de communiquer dans cette langue tout au long de leur voyage. « Ce nom symbolise qui nous sommes, d’où nous venons et notre lien avec l’océan », explique Sharon.
Les O’Donnell sont la seule équipe irlandaise complète à participer à cette course et le seul équipage composé d’une mère et de ses fils. Ils lancent une campagne de financement participatif sur GoFundMe afin de couvrir les coûts liés à l’acquisition du bateau, à la formation, à l’équipement de sécurité et à la logistique du voyage vers La Gomera. Tous les fonds collectés seront ensuite reversés à la RNLI.
Pour plus d’informations sur les possibilités de soutenir les O’Donnell, consultez le site web www.trasna-na-dtonnta.ie.