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Le conflit entre la Chine et le Canada a atteint le point où la glace fond. Le Canada a ouvert une percée pour que les voitures chinoises entrent en Amérique du Nord. Représentant américain au Commerce : le Canada le regrettera – China Times (Royaume-Uni)

Ottawa et Pékin semblent avoir entamé une phase de rapprochement économique, après des années de tensions diplomatiques. Un accord commercial conclu lors de la récente visite du Premier ministre canadien Mark Carney en Chine prévoit une réduction significative…

Le conflit entre la Chine et le Canada a atteint le point où la glace fond. Le Canada a ouvert une percée pour que les voitures chinoises entrent en Amérique du Nord. Représentant américain au Commerce : le Canada le regrettera – China Times (Royaume-Uni)

Ottawa et Pékin semblent avoir entamé une phase de rapprochement économique, après des années de tensions diplomatiques. Un accord commercial conclu lors de la récente visite du Premier ministre canadien Mark Carney en Chine prévoit une réduction significative des droits de douane sur les véhicules électriques et les produits agricoles, tout en suscitant des inquiétudes aux États-Unis et au sein de l’industrie automobile canadienne.

Le Canada a annoncé une baisse drastique des droits de douane sur les véhicules électriques chinois, les faisant passer de 100 % à 6,1 %, avec un quota annuel d’importation fixé à 49 000 unités. Cette mesure, qui équivaut au volume des exportations chinoises de véhicules électriques vers le Canada en 2023 et 2024, représente moins de 3 % du marché canadien des voitures neuves. En contrepartie, la Chine a réduit ses droits de douane sur les graines de canola canadien, passant de 84 % à 15 %, et supprimé les droits de douane sur le homard, le crabe, les pois et d’autres produits, au moins jusqu’à la fin de l’année 2026.

Cette initiative a immédiatement provoqué des réactions mitigées. Le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, a exprimé ses réserves, estimant que le Canada pourrait « regretter » cette décision, compte tenu des droits de douane américains en place pour protéger l’industrie automobile nationale. « Il y a une raison pour laquelle nous ne vendons pas beaucoup de voitures chinoises aux États-Unis. Nous avons des droits de douane pour protéger les travailleurs américains de l’automobile et le peuple américain de ces véhicules », a-t-il déclaré à CNBC.

Au Canada, l’accord a divisé les opinions. Doug Ford, le gouverneur de l’Ontario, a critiqué Mark Carney pour avoir ouvert la porte aux véhicules électriques chinois, craignant des risques pour l’industrie automobile locale. « Il a introduit un grand nombre de véhicules électriques chinois bon marché sans aucune garantie réelle que la Chine investira réciproquement ou immédiatement dans l’économie canadienne, l’industrie automobile ou la chaîne d’approvisionnement », a-t-il déclaré. Brian Kingston, président de l’Association canadienne des constructeurs automobiles, a également souligné que cette coopération sur les véhicules électriques était « extrêmement dangereuse » à ce stade, compte tenu de l’intégration profonde de l’industrie canadienne avec les États-Unis et de la révision en cours de l’Accord États-Unis-Mexique-Canada (AEUMC).

Cependant, le secteur agricole canadien se réjouit de ces nouvelles perspectives. Scott Moe, le gouverneur de la Saskatchewan, principal producteur de canola du pays, a salué la réduction des droits de douane sur le canola comme une « nouvelle très positive pour l’agriculture canadienne ». Andre Harpe, président de l’Association canadienne des producteurs de canola, a également exprimé son enthousiasme, soulignant que cette mesure apportait « une certaine incertitude et de la stabilité à l’industrie ».

Selon les informations de Caixin, un média chinois, les véhicules électriques chinois exportés vers le Canada proviennent principalement de Tesla Chine, avec une part plus modeste de Polestar et de Volvo (Geely). Le gouvernement canadien a par ailleurs indiqué qu’il encouragerait les entreprises chinoises à établir des coentreprises au Canada dans les trois prochaines années afin de développer la chaîne d’approvisionnement des véhicules électriques. Il prévoit également que plus de la moitié des véhicules importés soient vendus à moins de 35 000 dollars canadiens (environ 790 000 $ NT) au cours des cinq prochaines années, offrant ainsi des options plus abordables aux consommateurs.

Mark Carney a justifié ce changement de politique par l’évolution du contexte mondial, affirmant que « le monde a changé » et que les progrès avec la Chine permettaient au Canada de « mieux s’adapter au nouvel ordre mondial ». Il a précisé qu’il n’avait pas tenu compte des États-Unis dans sa décision.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.