Publié le 17 janvier 2026 à 22h47. L’ancien président américain Donald Trump a appelé à un changement de régime en Iran, sur fond de manifestations nationales réprimées avec violence par les autorités iraniennes. Cette intervention intervient après que le guide suprême iranien, Ali Khamenei, a accusé les États-Unis d’être à l’origine des troubles.
- Donald Trump estime qu’il est temps de voir émerger un nouveau leadership en Iran.
- Les manifestations, initialement liées à des difficultés économiques, ont dégénéré en appels à la chute de la République islamique.
- Le bilan des affrontements est contesté : Téhéran évoque plusieurs milliers de morts, tandis que des ONG en exil font état de plus de 3 400 décès et près de 19 000 arrestations.
Dans un entretien accordé au magazine Politique, Donald Trump a dénoncé la manière dont les dirigeants iraniens gèrent les protestations qui secouent le pays depuis fin décembre. Il a estimé que la répression et la violence utilisées par le régime étaient inacceptables.
« Ce dont il est coupable, en tant que dirigeant d’un pays, c’est destruction totale du pays et recours à la violence à des niveaux jamais vus auparavant. »
Donald Trump, ancien président des États-Unis
Selon Trump, un leadership efficace repose sur le respect et non sur la peur. Il a souligné que pour assurer la stabilité, même à un niveau minimal, les dirigeants doivent gouverner avec sagesse et éviter de recourir à la force meurtrière contre leur propre population.
Les manifestations ont débuté le 28 décembre lorsque des commerçants de Téhéran ont fermé leurs boutiques en raison de la dévaluation du rial iranien. Elles se sont rapidement propagées à travers le pays, avec des slogans tels que « Mort à la République islamique » et « Mort à Khamenei ». Les manifestations ont atteint leur paroxysme les 8 et 9 janvier, avec des actes de vandalisme ciblant des bâtiments publics, des banques et des mosquées – 53 mosquées auraient été incendiées, selon le gouvernement iranien.
Téhéran accuse des agents extérieurs, soutenus par Israël et les États-Unis, d’avoir infiltré les manifestations pour les instrumentaliser et justifier une éventuelle intervention militaire américaine.
Donald Trump a menacé de frapper l’Iran si de nouvelles personnes étaient tuées, évoquant l’envoi de « secours » – une déclaration interprétée par beaucoup comme une menace d’intervention.
Ali Khamenei a affirmé samedi que « plusieurs milliers » de personnes avaient perdu la vie lors des manifestations. Les organisations non gouvernementales (ONG) d’opposition, basées à l’étranger, estiment quant à elles le nombre de morts à 3 428 et le nombre de personnes détenues à environ 19 000.
Pour aller plus loin
