Home Affaires« Mon test ADN a révélé que je viens à 99 % d’une région particulière de l’Irlande » – The Irish Times

« Mon test ADN a révélé que je viens à 99 % d’une région particulière de l’Irlande » – The Irish Times

by Amélie Bernard

Publié le 17 janvier 2024. Bob Geldof, figure emblématique du rock irlandais et activiste humanitaire, se livre à un exercice d’introspection, abordant avec franchise ses qualités, ses regrets et ses réflexions sur la vie, la famille et la politique.

  • Bob Geldof se décrit comme une personne agréable, mais reconnaît une tendance à la cruauté lorsqu’il est contrarié.
  • Il exprime sa déception face à ses origines généalogiques, révélées par un test ADN : 99 % irlandais, plus précisément du comté de Cavan.
  • L’ancien leader des Boomtown Rats évoque son amour pour l’Irlande, en particulier la plage de Rosslare, et partage ses souvenirs d’enfance imprégnés de musique.

Dans cet entretien, Bob Geldof revient sur son parcours personnel et professionnel, dévoilant des anecdotes sur son enfance, sa famille et ses passions. Il se confie également sur ses préoccupations politiques, notamment face à l’attitude de certains dirigeants européens envers l’ancien président américain Donald Trump.

« Je peux être un plaisir chronique pour les gens, et parfois cela peut être une faiblesse. Cependant, lorsque les gens me contrarient, je peux être un peu cruel, ce que je regrette immédiatement, bien sûr. Mais oui, je suis avant tout une personne agréable », explique-t-il.

L’artiste révèle également son nom complet : Patrick Cusack, avec un deuxième prénom, Martin, qu’il juge « vraiment ennuyeux ». Il avoue avoir toujours rêvé d’un deuxième prénom plus exotique, comme Zenon ou Tarquin. Un test ADN, offert par son fils pour son anniversaire, a finalement dissipé ses espoirs d’ascendance polynésienne ou égyptienne, confirmant une origine à 99 % irlandaise, et plus précisément du comté de Cavan.

L’Irlande occupe une place particulière dans le cœur de Bob Geldof, même s’il a choisi de vivre ailleurs. « Lorsque j’ai quitté l’Irlande, je l’ai quitté de plusieurs manières – culturellement, psychologiquement et émotionnellement. Je pense que j’ai toujours voulu vivre ailleurs, mais en disant ça, j’aime l’Irlande et j’adore y retourner », confie-t-il. Son lieu préféré sur l’île reste la plage de Rosslare, près de l’hôtel Kelly’s, où il a passé de nombreux moments heureux.

Interrogé sur ses qualités, Bob Geldof préfère laisser parler ses enfants. Sa fille le décrit comme « idiote, musicale, un passeur », tandis que son fils opte pour « altruiste, drôle et gentil ». Lui-même se définit comme « drôle, musical et un scuttler », un terme qu’il explique par son besoin constant de bouger et de se dépenser.

Sur le plan politique, Bob Geldof exprime son agacement face à l’incapacité des dirigeants européens à faire face à Donald Trump. « Ils essaient la diplomatie sociale avec lui, mais il s’en fout. Nous n’avons plus de relation privilégiée avec les États-Unis. Ce mariage est terminé », affirme-t-il avec conviction.

L’artiste évoque également ses regrets, notamment la perte de sa confiance naïve de jeunesse et de certaines de ses guitares basses. Il possède actuellement une douzaine de guitares, mais avoue être toujours tenté par de nouveaux achats.

Son souvenir d’enfance le plus marquant est lié à la musique, omniprésente dans sa famille. Il se souvient d’un après-midi d’hiver à Ballyjamesduff, où il était conscient de la distance qui le séparait des autres pays, et de son désir de les explorer.

En tant que benjamin d’une famille de sept enfants, Bob Geldof a bénéficié d’une grande liberté. « Je pense que le sentiment de liberté que j’avais venait de là », explique-t-il.

Quant à l’après-mort, Bob Geldof se montre pessimiste. « Malheureusement, rien. J’espère que je me trompe, parce que je pense que j’ai eu une vie raisonnablement bonne », dit-il. Il trouve un certain réconfort dans l’idée que le portrait commandé par ses enfants pour ses 70 ans lui confère une forme d’immortalité temporaire.

Le bonheur, pour Bob Geldof, se résume à des moments simples passés en famille, avec sa femme Francesca et ses enfants. Il évoque également les moments de créativité intense qu’il a vécus avec les Boomtown Rats lors de l’enregistrement de leurs albums Mondo Bongo et V Deep à Ibiza, où il a oublié de regarder l’heure pendant six semaines.

S’il devait incarner son rôle dans un biopic, Bob Geldof suggère les noms de Colin Farrell ou Stephen Réa, estimant qu’ils pourraient le comprendre.

Enfin, l’artiste révèle souffrir d’un trouble de la parole qui le force parfois à éviter certaines conversations, et d’une manie d’éviter les fissures sur les trottoirs.

Propos recueillis par Tony Clayton-Lea

Les Boomtown Rats se produiront au Hub, Kilkenny, le samedi 31 janvier, et lors du concert du 50e anniversaire de Hot Press, 3Arena, Dublin, le vendredi 6 février.

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