Publié le 18 janvier 2024 19:05:00. Une vague de violence orchestrée par des gangs a fait au moins sept morts parmi les forces de l’ordre au Guatemala, après des émeutes dans plusieurs prisons et des attaques de représailles contre la police. Les autorités tentent de reprendre le contrôle des établissements pénitentiaires et ont renforcé la sécurité à travers le pays.
- Sept policiers ont perdu la vie dans des attaques menées par des membres de gangs.
- Les émeutes ont débuté dans trois prisons, orchestrées par le gang Barrio 18 et son chef, Aldo Dupié Ochoa, alias « El Lobo ».
- Les cours sont suspendus dans tout le pays ce lundi par mesure de précaution.
La recrudescence de la violence au Guatemala fait suite à des troubles dans les prisons, où des détenus réclamaient des conditions de détention plus favorables et des transferts vers d’autres établissements. Selon le ministre de l’Intérieur, Marco Antonio Villeda, les émeutes ont été déclenchées par des membres du gang Barrio 18 et son chef, Aldo Dupié Ochoa, surnommé « El Lobo », qui exigeaient des privilèges et un meilleur traitement en prison.
Dimanche matin, les forces de l’ordre ont repris le contrôle d’une des prisons occupées par les détenus, libérant plusieurs gardes de prison qui étaient retenus en otage et arrêtant le principal chef du gang Barrio 18. En représailles à cette opération, des membres des gangs ont lancé des attaques contre la police nationale dans différentes régions du pays, entraînant la mort d’au moins sept agents, a indiqué Villeda.
La police a neutralisé un membre d’un gang et en a arrêté sept autres alors qu’ils tentaient de mener des attaques contre les forces de l’ordre. Les autorités continuent de travailler à reprendre le contrôle de deux autres prisons où des otages sont encore détenus.
Face à cette situation, la Police Nationale a ordonné le renforcement des mesures de sécurité dans tous les commissariats. Par ailleurs, le ministère de l’Éducation a annoncé la suspension des cours dans tout le pays ce lundi, une décision prise par mesure de précaution pour assurer la sécurité des élèves et du personnel enseignant.
Le ministre de l’Intérieur a fermement déclaré qu’il ne céderait pas aux pressions des gangs.
« Comme je l’ai dit hier, je ne suis pas disposé, en tant que ministre de l’Intérieur, à revenir en arrière, à restituer des privilèges ou à accorder une quelconque contrepartie pour mettre fin à cette situation »
Marco Antonio Villeda, ministre de l’Intérieur
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