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Technologie et science

Adobe réécrit Photoshop pour RTX Spark : 100 % GPU

Adobe a réarchitecturé Photoshop et Premiere pour optimiser l'utilisation de la puce RTX Spark de Nvidia en 2026. Photoshop passe ainsi de 5 % à 100 % de calculs traités par le GPU, tandis que l'intégration du protocole…

La mutation technique de Photoshop vers le tout-GPU
Adobe a réarchitecturé Photoshop et Premiere pour optimiser l’utilisation de la puce RTX Spark de Nvidia en 2026. Photoshop passe ainsi de 5 % à 100 % de calculs traités par le GPU, tandis que l’intégration du protocole MCP permet désormais de piloter ces logiciels via des agents d’intelligence artificielle en langage naturel.

La mutation technique de Photoshop vers le tout-GPU

La mutation technique de Photoshop vers le tout-GPU
cluster (priority): gizmodo.com

Pendant des décennies, Photoshop a fonctionné comme un monument logiciel reposant largement sur le processeur central (CPU). Pour l’utilisateur, cela se traduisait souvent par des moments de latence lors de l’application de filtres complexes, malgré la présence de cartes graphiques coûteuses. Selon Frandroid, Adobe a entièrement réarchitecturé le moteur de Photoshop pour la puce RTX Spark, faisant passer la part du traitement accéléré par le GPU de 5 % à 100 %.

Ce basculement n’est pas qu’une question de chiffres. En déportant la quasi-totalité des calculs vers la carte graphique, Adobe mise sur la capacité de traitement parallèle du GPU pour fluidifier l’expérience. Les bénéfices directs annoncés incluent des pinceaux plus naturels, la gestion du HDR et des filtres lumineux.

L’outil conserve ses fondations classiques, comme la gestion des calques et les modèles de couleurs RGB, CMYK et HSV, mais gagne en réactivité. Comme le souligne Gizmodo, la capacité de Photoshop à gérer des résolutions illimitées et des formats spécifiques comme le PSD et le PSB reste centrale, mais l’exécution technique derrière ces fonctions évolue pour ne plus être bridée par le CPU.

L’automatisation des flux créatifs via le protocole MCP

L'automatisation des flux créatifs via le protocole MCP
cluster (priority): play.google.com

L’évolution la plus radicale ne se situe pas dans le rendu des pixels, mais dans l’interface de commande. Adobe intègre désormais le support du protocole MCP, permettant de connecter un agent d’intelligence artificielle directement aux logiciels Premiere et Photoshop.

L’objectif est de supprimer la navigation fastidieuse dans les menus. L’utilisateur exprime son besoin en langage naturel, et l’agent IA exécute la tâche. Nvidia a illustré ce flux de travail avec un exemple concret :

  • Un artiste esquisse une créature.
  • L’agent construit le flux de génération.
  • L’IA produit l’image finale.
  • L’agent ajoute des angles de caméra.
  • Le système anime la scène à partir de deux images clés pour créer un storyboard.
  • Ici, le créateur ne manipule plus chaque outil individuellement ; il devient un directeur de production. Le logiciel ne se contente plus d’assister l’humain, il interprète une intention pour orchestrer une série d’actions techniques.

    Accélération du montage vidéo avec TensorRT

    NVIDIA RTX Accelerates AI Super Resolution in Adobe Photoshop

    Premiere et l’optimisation TensorRT

    Le montage vidéo suit une trajectoire similaire. Premiere a été réécrit pour exploiter la mémoire unifiée de la puce RTX Spark et s’appuyer sur TensorRT, la brique d’accélération IA de Nvidia.

    L’impact se fait sentir sur trois axes principaux : le montage, l’étalonnage et le rendu de timelines complexes en temps réel. En réduisant les goulots d’étranglement liés aux transferts de données entre la mémoire système et la mémoire vidéo, Adobe cherche à éliminer les saccades lors de la lecture de projets lourds.

    Cette tendance à l’optimisation matérielle s’étend au-delà de la suite Adobe. Blender, par exemple, prévoit l’intégration du DLSS Ray Reconstruction dans sa version 5.3 cet automne, visant un aperçu en path tracing plus net dans le viewport pour permettre un jugement en temps réel sans attendre le débruitage de l’image.

    Convergence de l’intelligence artificielle dans l’écosystème Adobe

    Convergence de l'intelligence artificielle dans l'écosystème Adobe
    cluster (priority): apps.microsoft.com

    L’extension de l’IA au-delà de la création graphique

    Cette stratégie d’intégration massive de l’IA et de l’accélération matérielle se reflète également dans les outils de productivité d’Adobe. L’exemple le plus frappant est l’évolution d’Acrobat Reader.

    L’application, qui compte plus de 635 millions d’installations selon Google Play, a intégré un Assistant IA. Ce dernier permet de travailler sur plusieurs fichiers via des PDF Spaces, de poser des questions sur des graphiques ou des tableaux grâce à la fonction Figures Q&A, et de générer des résumés automatisés.

    On observe ainsi une convergence : que ce soit pour retoucher une image dans Photoshop, monter une séquence dans Premiere ou analyser un document dans Acrobat, Adobe déplace le centre de gravité de l’interaction. L’utilisateur ne commande plus un logiciel via des boutons, mais guide un système intelligent soutenu par une puissance de calcul GPU massive.

    L’enjeu pour 2026 est clair : transformer des outils de création historiques en plateformes de direction assistée par IA, où la barrière technique s’efface devant la capacité de l’utilisateur à formuler des instructions précises.

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    À propos de l’auteur: Thomas Caron

    Thomas Caron couvre les technologies, les sciences, l’intelligence artificielle et l’innovation. Il explique les nouveautés sans jargon inutile et distingue les annonces spectaculaires des avancées réellement établies.